«Il faut revoir la loi sur l’eau»
Mme Louiza Hanoune, la dame de fer du Parti des travailleurs, était, jeudi dernier, aux Ouadhias, une ville du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est dans la salle de cinéma de la ville bondée de monde que l’égérie du PT a entamé son meeting.
Un meeting qui a pris une allure plutôt économique et qui a revisité la loi sur les hydrocarbures, récemment revue et corrigée par le président de la République, et a de même évoqué la loi sur l’eau qui, selon elle, devra nécessairement suivre le même chemin, ainsi que les augmentations de salaires. Mme Hanoune a d’abord commencé par expliquer que la campagne du PT contre la loi sur les hydrocarbures a été lancée dès février 2005, en soulignant que son parti est la première formation politique à soutenir que cette loi, récemment amendée, est contraire aux intérêts du pays. Elle assure que son parti a, le premier, interpellé le chef de l’Etat sur la dangerosité de celle-ci sur le plan économique et que le million de signatures allant dans le sens de cette demande et collectées par le parti sera prochainement remis au président de la République. La conférencière n’a pas manqué de souligner que, par cette décision, l’Algérie réhabilitera son indépendance. Pour étayer ses propos, elle citera les exemples des pays qui sont en train de payer les frais de la politique de libéralisation outrancière, comme le Monténégro, le Timor Oriental et l’Irak. Selon M. Hanoune, «le pays est encore malade du fait de la politique économique suivie sous le diktat du FMI durant quinze ans.» Et de citer, comme effets de cette politique, «la mort lente des entreprises, la dénationalisation du pétrole...» Avec, à la clé, selon les propos de la dame de fer du PT, «un pouvoir d’achat qui a sensiblement chuté et un niveau de vie des plus précaires pour une large frange de la population.» Toujours d’après l’oratrice, «il est cependant possible pour le pays de reconquérir sa souveraineté en suivant les exemples de la Bolivie et du Venezuela.» Elle assènera finalement, «obéissant à la demande nationale, le Président a amendé cette loi Chekib.» Et d’ajouter que «cette initiative se doit d’être suivie par la révision de la loi sur l’eau.» Dans son discours, Mme Louiza Hanoune s’en prend également, mais sans le citer, au MAK. Elle évoquera aussi les augmentations de salaires et le statut de la Fonction publique, avant de s’élever fermement contre la contractualisation dans cette dernière. Durant son meeting, Mme Hanoune a su intéresser son auditoire qui buvait littéralement ses propos et semblait être en phase avec les analyses qu’elle développait. Ce jeudi, la petite ville des Ouadhias a vécu un moment assez fort. Les citoyens avides de ce genre de rencontres semblent en redemander, ne serait-ce que pour comprendre certains arcanes de la politique.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com