
Des milliers d'étudiants et d'étudiantes de l'université Mouloud Mammeri, ont marché hier à Tizi Ouzou pour dénoncer l'assassinat, début du mois en cours, de l'étudiant, Djamel Souak, devant l'entrée secondaire du campus Hasnaoua et exiger «un châtiment exemplaire contre l'auteur présumé de ce meurtre», tout en interpellant l'Etat pour renforcer les moyens de lutte contre la délinquance et la violence sous toutes ses formes.La marche des étudiants auxquels se sont joints des enseignants de la même université, a été entamée à 11h à partir de l'entrée principale du campus universitaire Hasnoua, en sillonnant les principales artères de la ville des Genêts, notamment la rue Lamali Ahmed, longeant le CHU Nédir Mohamed, et l'avenue Abane Ramdane, avant de se diriger vers les sièges de la Cour de justice et la sûreté de wilaya où une minute de silence a été observée à la mémoire de toutes les victimes de violence. Tout au long de cette marche que les organisateurs ont voulu silencieuse, les protestataires ont brandi plusieurs banderoles sur lesquelles ont été transcrits différents slogans. Entre autres slogans : «mobilisation pacifique pour une justice équitable», «Je suis Djamel», «Violences, agressions, à quand la répression '», «Je veux évoluer et vivre en toute quiétude», «La sécurité...première des libertés, l'insécurité... première des inégalité »; ou encore : «Halte à la violence». Présente à cette manifestation pacifique, la mère du jeune étudiant victime de cette violence, qui est en passe de devenir un véritable fléau à Tizi Ouzou, avait du mal à contenir sa peine et sa tristesse, exprimant ses remerciements à ces milliers d'étudiants et étudiantes qui ont compati à la douleur de toute la famille de la victime en les appelant «à rester mobilisés pour que cesse le crime dans la région». L'oncle de la victime qui a également participé à cette marche silencieuse, en pleurs, n'a pu poursuivre son intervention devant les milliers de marcheurs. Dans une déclaration lue avant la dispersion des marcheurs, les initiateurs de cette manifestation, saluée par la population de Tizi Ouzou, ont exprimé leur indignation contre la montée de la violence, et le diktat imposé par les délinquants dans les quartiers et cités de la ville de Tizi Ouzou. «La communauté estudiantine condamne avec la plus grande vigueur ce genre d'agissements moyenâgeux...et dénonce la violence qui sévit dans notre environnement», ont-ils indiqué, précisant que «la violence est une question qui nous concerne tous; nous sommes dans l'obligation d'agir contre toute forme de violence et de haine». «Djamel est une victime qui nous rappelle profondément que nul n'est à l'abri des violences sociales. Il est donc plus qu'urgent d'intervenir, et de trouver une solution durable à ce fléau», poursuivent les rédacteurs du document, signé par le collectif estudiantin, initiateur de cette manifestation contre la violence et l'insécurité qui s'est déroulée dans le calme et dans une atmosphère de profonde tristesse. Une tristesse qui est toujours de mise, plus d'une dizaine de jours après le crime dont a été victime le jeune étudiant Djamel Souak, non loin de la résidence universitaire pour garçons à Hasnaoua I. L'auteur présumé de ce crime, un jeune de 32 ans, s'est rendu aux services de sécurité après 24 heures de cavale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Mokhtari
Source : www.lnr-dz.com