Le conseil de la fédération des parents d'élèves retire confiance à leur président.
Les choses ne se passent pas bien à la fédération des parents d'élèves de la wilaya de Tizi Ouzou. Les membres du conseil de ce collectif ont, dans une déclaration rendue publique, annoncé leur retrait de confiance au président. Plusieurs raisons sont avancées par les signataires pour justifier leur décision. En effet, ces derniers mettent en évidence la situation qu'ils jugent anarchique au sein de la fédération. Celle-ci est tellement critique que même, affirment-ils, le dossier de renouvellement n'a pas encore été déposé à la Drag bien que l'assemblée générale a eu lieu au mois d'octobre 2011. Par ailleurs, les membres du conseil en question reprochent au président le mépris qu'il affiche à leur égard. Ce dernier, font-ils remarquer, effectue une sélection des membres qu'il invite aux réunions foulant au pied le règlement intérieur. Ce qui les amène à ôter toute couverture aux actions que le président entreprendra au nom de la fédération. En fait, la fédération des parents d'élèves de la wilaya de Tizi Ouzou, au vu de ce qui est mentionné dans la déclaration, n'a plus aucun statut juridique étant donné que celle-ci n'a pas encore renouvelé son bureau.
Sur un autre chapitre, il convient de signaler que sur le terrain, la situation n'est également pas reluisante. Les établissements, tous paliers confondus, sont de plus en plus envahis par les délinquants. La violence et la drogue se banalisent à travers les écoles. Ce qui fait dire à certains parents que la situation est alarmante.
La situation de déliquescence qui prévaut dans certains établissements pose en fait la question de l'utilité des associations des parents d'élèves. Les avis sont partagés à leur égard. Alors qu'une partie des parents considère que celles-ci ne jouent pas leur rôle, d'autres vont même jusqu'à les considérer comme inutiles. Les deux parties avancent des arguments aussi contradictoires.
Pour les premiers, ces associations de parents d'élèves ne se mobilisent pas assez sur le terrain. Ils accusent même certains présidents de profiter de leur statut afin d'influencer les conseils de classe. Pour les seconds, ces dernières sont inutiles, car les parents n'ont pas cette culture. L'on cite des établissements, le cas est général, dans lesquels des milliers d'élèves inscris alors qu'on ne retrouve que quelques dizaines de parents aux assemblées générales.
Une absence de mobilisation que l'on ne retrouve pas dans les établissements lorsqu'il s'agit de récupérer les aides de 3000 dinars. C'est pourquoi certains parents préconisent de revoir le rôle de ces associations, voire même redéfinir leur statut. Ils appellent en fait à un débat national sur la dégradation de l'école algérienne en général.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com