Les lycéens inscrits au technicum de la commune de Maâtkas, à 25 km au sud de Tizi Ouzou, ont entamé, dimanche dernier, leur troisième semaine de grève.
Ils justifient leur protestation par la non prise en charge des recalés au bac 2012, dont la plupart ont une moyenne qui avoisine 10/20 et un âge ne dépassant pas 22 ans. Une telle situation leur permet de se réinscrire. Les élèves ont certes rejoint les classes à trois reprises depuis la rentrée scolaire, mais cet état de fait a provoqué le désarroi chez les parents qui interpellent le directeur de l'éducation (DE) en vue d'apporter une solution à même de mettre fin à la protestation. «C'est pénible l'exclusion d'élèves de la scolarité alors que leurs notes ne sont pas mauvaises et leur parcours scolaire nullement entaché d'indiscipline», clament des membres de l'association de parents (APE). Ces derniers ont proposé à l'administration du lycée de créer une classe spéciale dont le nombre ne dépasserait pas 30 élèves. La proposition est considérée par tout le monde comme une meilleure solution, nous dira un parent d'élève.
Par ailleurs, l'on apprend qu'un groupe de lycéens venant de la commune de Souk El Tenine et appelé à suivre son cursus scolaire au nouveau lycée de la commune d'origine, dont l'ouverture des portes est prévue au mois de novembre prochain, a refusé de rejoindre cet établissement. Ces lycéens ont motivé leur refus par entre autres l'absence de cantine scolaire, d'une clôture, d'un terrain de sports, etc. Des parents ont relevé également les difficultés que ne manqueraient pas de rencontrer les élèves, notamment les filles qui risquent des agressions. Le nouveau lycée est certes accueilli avec joie par les parents, mais ils estiment qu'il n'est pas du tout prêt pour la présente année scolaire à cause du manque de commodités de base.
«C'est un immense chantier qui n'est pas encore achevé. En plus de cela, il est situé en dehors du périmètre urbain. Il n''uvrera pas pour assurer une bonne scolarité à nos enfants», ajoutent les membres de l'APE.
Devant l'indifférence des responsables du secteur et des élus locaux pour la prise en charge des doléances légitimes soulevées depuis le premier jour, l'APE du technicum a multiplié des réunions pour trouver des solutions appropriées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Ikkour
Source : www.elwatan.com