
Bien que visiblement éreintée, Louisa Hanoune a tout de même trouvé l'énergie pour asséner une flopée de formules «choc»pour entretenir la flamme chez ce qui reste de sa base militante à Tizi-Ouzou qui, il faut le dire, jusqu'à un temps pas si lointain, prenait littéralement d'assaut la grande salle de la Maison de la culture en nombre autrement plus impressionnant que celui de jeudi.Louisa Hanoune s'est bien rendu compte de la désaffection des rangs, mettant ce fait sur le compte de ce qu'elle appelle «la démoralisation à l'échelle nationale» des Algériens, et pour entretenir ce qui reste des troupes, quoi de mieux qu'un discours vilipendant le système, le gouvernement, les hommes de l'argent, toutes les forces du mal dont souffre le pays. Autrement dit, le genre de discours qui, même s'il ne rameute plus tellement les foules, suscite tout au moins l'approbation des Algériens d'en bas qu'elle invite «àla lutte».Louisa Hanoune s'est donc livrée à un réquisitoire en règle contre le système «(qui) n'est plus réformable», ne ménageant même pas le président Bouteflika, qu'elle se gardait pourtant, jusqu'à il n'y a pas encore longtemps, d'impliquer dans la descente aux enfers.Un pouvoir chargé donc de tous les maux au point même où ces élections, selon Hanoune, ne s'annoncent ni honnêtes ni propres en raison entre autres, de l'argent sale et des pratiques des deux partis au pouvoir, sans que cela n'interpelle la Haute Instance de surveillance de ces élections.Une élection faussée d'avance, mais le PT n'a d'autre alternative que d'y prendre part parce que, à suivre le raisonnement de Louisa Hanoune, cela fait partie d'un long combat qui a déjà porté ses fruits avec des acquis sociaux, l'officialisation de tamazight, entre autres.Par ailleurs, la passionaria du Parti des travailleurs n'a pas caché son appréhension sur un taux d'abstention record. Auquel cas, ce sera au gouvernement et aux deux partis du pouvoir d'en assumer la responsabilité, ceux-là mêmes qui, à travers leurs pratiques et la politique criminelle du gouvernement, ont mené les Algériens au désespoir.Quoi qu'il en soit, pour Louisa Hanoune, l'heure est grave et en fin de compte «la crise pétrolière n'a fait que démasquer la nature véritable du système qui fait les affaires des prédateurs (”?) ces milliardaires, la seule base dont peuvent se prévaloir les gouvernants».Bien que bon nombre de ses candidats n'ont pas eu le loisir de mener campagne, au contraire de ceux du FLN et du RND, le Parti des travailleurs, par la voix de sa secrétaire générale, dit détenir les solutions qui immuniseront le pays contre la multitude de menaces auxquelles il fait face, et croit en son ambition de porter à l'APN «de véritables députés pour établir l'effectivité de la Constitution».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Azedine
Source : www.lesoirdalgerie.com