Tizi-Ouzou - A la une

Logements squattés à Fréha (Tizi Ouzou) Les indus occupants campent sur leurs positions



Décidément, la fin du feuilleton des 100 logements sociaux, qui ont été squattés dans la commune de Fréha (35 km au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou), n'est pas pour demain. Et pour cause, les indus occupants, qui logent dans ces appartements depuis les événements du printemps noir en 2001, refusent toujours de quitter les lieux, en dépit de nombreuses correspondances qu'ils ont reçues ces dernières années. Un vrai casse-tête pour les autorités locales, prises entre le marteau et l'enclume, car, d'un côté, les logements en question ont été distribués tout récemment suite à des enquêtes menées auprès des postulants par les services communaux. Donc, ces derniers sont en possession d'arrêtés d'attribution et n'attendent que la remise des clefs pour rentrer chez eux, ce qui impose l'utilisation de la force publique pour vider les lieux, comme le stipule la loi en vigueur. D'un autre côté, ces appartements sont toujours habités par des squatteurs et leurs proches, dont certains eux sont des pères de famille à charge d'enfants scolarisés et qui refusent toujours d'abdiquer et de se soumettre à la loi. C'est dire que, d'un point de vue humain, il est presque impossible de déloger ces familles dans l'immédiat pour ne pas perturber le cursus scolaire des enfants. Pour rappel, la liste des 135 logements sociaux est répartie en deux blocs, un de cent logements et l'autre de trente-cinq logements, et a été rendue publique il y a plus de vingt jours, mais les cent trente-cinq heureux bénéficiaires ne savaient pas encore que leur calvaire allait s'étaler dans le temps. En attendant un dénouement heureux et rapide de cette affaire, les bénéficiaires sont toujours dans l'expectative et n'écartent pas de mener, eux aussi, des actions de rue pour faire entendre leurs voix et récupérer leurs biens.
H. A.
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