
Même si, grosso modo, il y avait moins de monde que lors des grandes marches populaires de ces dernières années, les supporters de la JSK ont encore battu le pavé hier matin pour exiger, une fois de plus, le départ du président Hannachi.Dès les premières heures de la matinée, ils étaient près d'un millier d'inconditionnels, pour la plupart, vêtus de vert et de jaune, les couleurs sacrées du club kabyle, à s'être rassemblés sur la "place de L'Olivier" située à l'entrée ouest de la ville de Tizi Ouzou, à proximité du siège de la sûreté de wilaya.Au fur et à mesure que la foule grossissait, des banderoles faisaient leur apparition au milieu de l'esplanade pour dénoncer la gestion du club de ces dernières années tout en exigeant la démission du président Hannachi et de toute son équipe accusés de tous les maux quant à la situation peu reluisante du club kabyle qui a connu une véritable descente aux enfers, durant ces cinq dernières saisons, où les "Canaris" auront dangereusement joué avec le feu puisqu'ils ont évité, à plusieurs reprises, une relégation qui aurait pu donner certainement lieu à des conséquences catastrophiques quant à l'avenir du prestigieux club du Djurdjura. Et si les fans kabyles étaient fort nombreux comme d'habitude, l'on aura noté, en revanche, l'absence inexplicable, et qui, d'ailleurs, n'est pas passée inaperçue des anciens joueurs de la JSK qui étaient auparavant toujours en tête de file de la protesta. Et pour cause, hormis quelques "vieilles gloires", à l'image de Hamid Sadmi, de Rezki Maghrissi, de Lyès Izri, de Kamel Termoul et de Hocine Iratni sans oublier l'ancien champion d'Afrique de judo, Saïd Lahcène, ainsi que d'anciens dirigeants, tels que Salah Meriem, Rachid Kana, Idir Yahi et Aziz Lahcène ; les figures de proue du fameux "Jumbo Jet" de la vieille époque ont brillé par leur absence. "S'il faut reconnaître que, par le passé, Hannachi a beaucoup fait pour la JSK, il faut bien admettre que le club a chuté dangereusement, ces dernières années, et il est certainement temps de passer le flambeau à quelqu'un d'autre pour permettre au club de retrouver son standing d'antan et de repartir sur de nouvelles bases afin d'aspirer à des lendemains meilleurs", nous dira, en aparté, un vieux supporter visiblement inquiet pour l'avenir du club kabyle. "Y en a marre. Nous disons basta car cela fait quelques années que la JSK est devenue un club quelconque et joue avec le feu au grand désespoir de ses milliers de supporters", dira un autre supporter visiblement excédé par la tournure des événements. Et vers 11 heures, au moment où la marche devait s'élancer, les avis étaient visiblement partagés quant à l'itinéraire de la manif car certains voulaient prendre, comme d'habitude, la direction du siège de la wilaya, et d'autres envisageaient de rallier plutôt le siège du club situé à la Nouvelle-Ville alors que les supporters les plus radicaux ont préféré se rendre, pour une fois, à la résidence privée du président Hannachi, une option qui aura entraîné une grande partie de la foule, encore que certains présents se sont démarqués d'une telle démarche pour éviter tout dérapage regrettable. Finalement, la marche s'est déroulée dans l'ordre et le calme, et le sit-in des "ultras", qui se voulait des plus pacifiques, s'est déroulé sans aucun incident, surtout que le service d'ordre a été renforcé en conséquence.Mohamed HAOUCHINE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Haouchine
Source : www.liberte-algerie.com