Tizi-Ouzou - A la une

Les travailleurs de Leader Meuble de Taboukert marchent sur la RN12 Ils rejettent le gel des activités du comité de participation



Ils en sont presque à leur deuxième mois de grève sans qu'aucune réponse satisfaisante à leurs revendications ne soit encore donnée. Les quelque 300 travailleurs grévistes de l'usine Leader Meuble de Taboukert située à l'est de la ville de Tizi Ouzou ont organisé hier encore une marche après celle organisée le 6 juillet dernier, et durant laquelle ils avaient dénoncé «le mutisme des responsables locaux, voire de l'UGTA devant leurs revendications».
Les protestataires, plus que jamais déterminés à faire valoir leurs revendications «légitimes», reviennent à la charge et persistent dans leur pression. C'est vers 8h, indique une source locale, que les grévistes ont donné le coup d'envoi à leur action de rue. La marche s'est ébranlée de l'entrée principale de l'usine jusqu'au lieudit Chaïb, dans la commune de Mekla, à une trentaine de kilomètres à l'est de Tizi Ouzou. Les marcheurs ont emprunté la RN12.
Cette marche intervient 10 jours après l'assemblée générale extraordinaire du 16 août dernier, en présence des travailleurs, des représentants de l'UGTA et du groupe auquel est affiliée l'usine de Taboukert. Ainsi, les travailleurs entendent dénoncer par leur occupation de la rue «le refus catégorique des décisions prises à l'issue de l'AGE».
Rappelons que la direction de l'usine a pris la décision de geler les activités du comité de participation (CP), tandis que les représentants de la centrale syndicale ont décidé de suspendre les activités de la section syndicale jusqu'à nouvel ordre. Des décisions qui n'ont pas été du goût des grévistes, qui dénoncent» une tentative de la direction de casser le mouvement et de gagner plus de temps».
Ils demandent à l'unanimité le départ inconditionnel du directeur technique et de production (DTP) de la présidence du comité de participation. Le même responsable occupe aussi, depuis 18 ans, le poste de secrétaire général de la section syndicale de l'usine. Les travailleurs avancent que son élection à la tête du CP s'est faite en violation de la loi n°90/11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail dans son article 97.
Une revalorisation salariale de 50%
Le départ du DTP semble être le point le plus important de l'ensemble des doléances des travailleurs et la condition pour reprendre leurs postes, indique-t-on. En plus du départ immédiat du DTP de la tête du comité de participation, les travailleurs en grève réclament également une revalorisation salariale de 50% pour le personnel d'exécution et de maîtrise, avec un effet rétroactif à partir de 2009,
le renouvellement des tenues de travail, la régularisation des contractuels et le respect de la date de versement des salaires à chaque fin de mois ou, au plus tard, la première semaine du mois suivant, et enfin le payement immédiat du mois de congé. Le bras de fer qui est désormais consommé entre les deux parties semble se prolonger. Nous y reviendrons.
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