Tizi-Ouzou - A la une

Les transporteurs de Tizi Ouzou dans l'expectative



Après six mois d'arrêt total de leur activité, certains sont désormais forcés à l'abandon.Les transporteurs interwilayas, desservant Tizi Ouzou aux autres wilayas du pays, et plus particulièrement ceux d'entre eux qui assurent la ligne vers Alger, ne savent plus à quel saint se vouer après près de six mois d'arrêt total de leur activité, induit par les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le virus Covid-19. En effet, certains de ces transporteurs sont désormais contraints d'abandonner leur activité, alors que d'autres sont réduits à espérer des mesures fortes à même de sauver leur activité. Lors d'une virée, hier, à la nouvelle gare routière de Tizi Ouzou, nous avons constaté qu'aucun bus ou taxi desservant les autres wilayas du pays n'est présent sur les lieux.
Les rares usagers présents sur les lieux négocient les services de taxieurs fraudeurs, stationnés à l'extérieur de la gare, pour effectuer leur déplacement à un prix exorbitant. Interrogé sur cette situation, un responsable au niveau de cette même gare nous a indiqué que "pour le moment nous n'avons reçu aucune note de la direction des transports concernant la reprise des transporteurs interwilayas. Actuellement, nous gérons juste les lignes de transport locales", avant de nous orienter, pour plus d'informations, vers la direction locale des transports. Chose faite. Même son de cloche chez le directeur des transports de la wilaya, Samir Naït Youcef. "Pour le moment, nous n'avons aucune décision officielle pour la reprise du transport interwilayas", nous a-t-il déclaré. "Les lignes interwilayas sont à l'arrêt, et cela concerne aussi la voie ferroviaire. Cependant, on espère un retour à la normale tout prochainement", a-t-il estimé. Concernant l'impact qu'a connu le secteur des transports durant cette crise, Samir Naït Youcef a regretté la situation de précarité que vivent les transporteurs. "Les transporteurs traversent une période très difficile.
La crise sanitaire a eu un lourd impact sur leur activité et sur leur quotidien, au point même où certains ont carrément décidé d'abandonner leur activité", a-t-il déploré. Quant aux aides allouées par l'Etat à cette frange de travailleurs, le directeur des transports a précisé qu'"à ce jour nous avons reçu 17 000 demandes d'aide et nous avons distribué 5 000 aides". Pour sa part, le président de l'Association de transport de voyageurs de Kabylie (ATVK), Mohand Hamour, a regretté le fait que l'Etat ne soit pas encore venu au secours des entreprises de transporteurs : "Les aides de l'Etat sont destinées aux chauffeurs et aux receveurs, mais il n'y a aucun soutien aux entreprises de transport en faillite." "L'Etat doit savoir que nous ne pouvons plus payer nos employés. Nous avons même adressé des courriers au ministre des Transports, au chef du gouvernement et même au président de la République, en vain.
Nous n'avons reçu aucune réponse à nos doléances." Notre interlocuteur n'a pas écarté un recours à la protestation, dès la semaine prochaine, "pour faire entendre notre voix", a-t-il affirmé. Par ailleurs, et concernant les aides destinées aux activités impactées par la crise sanitaire, dont celle du transport, l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a annoncé hier le prolongement du délai de dépôt des dossiers jusqu'au 23 août prochain, suite à une décision de la wilaya. "Concernant ceux dont les noms ne figurent pas sur la listes des bénéficiaires, il leur est demandé de se rapprocher du siège de l'UGCCA, situé à la galerie Aba, au centre-ville", lit-on dans le même document.
K. Tighilt
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)