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Les textes de Belaïd Aït Ali décortiqués



Les textes de Belaïd Aït Ali décortiqués
Un colloque international sur l'auteur de romans en tamazight, Belaïd Aït Ali, a été organisé par le Haut-Commissariat à l'amazighité (HCA) à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.Les intervenants, universitaires et chercheurs, ont ainsi développé, dimanche et lundi, plusieurs aspects, liés notamment à «la position de cet auteur vis-à-vis de la tradition littéraire». «Son texte Lwali n udrar, écrit durant les années quarante et qu'on considère désormais comme le premier roman en tamazight, et Tafunast igujilen, texte récrit d'une version traditionnelle, sont, d'un côté, écrits dans un style captivant mêlant merveilleux et humanisme», expliquent les organisateurs dans la problématique de ces journées scientifiques.«Depuis une quinzaine d'années, l'?uvre de Belaïd Aït Ali ne cesse d'interpeller la critique. Cette dernière s'agrandit et se diversifie de plus en plus (articles de presse, magistères et thèses, ouvrages, journées d'étude, etc.).Aussi bien pour le profil atypique de l'auteur, l'importance historique de ses textes que pour la valeur intrinsèquement stylistique de son écriture, Belaïd Aït Ali est considéré présentement comme le véritable fondateur de la littérature écrite en langue amazighe.Son ?uvre mérite des lectures renouvelées et des regards croisés. L'ambition de ce colloque est de participer à l'approfondissement et au renouvellement de la critique de l'?uvre de cet auteur pionnier», ajoutent-ils. Mohand Akli Salhi, enseignant au département de langue et culture amazighes de Tizi Ouzou, a présenté une communication intitulée «Du texte Lwali n udrar à la préparation des données exploitables (en linguistique et en littérature)», tandis que le professeur Nora Tigzirt a parlé de l'analyse textuelle à «l'aide du concordancier Antconc d'une ?uvre de Belaïd Aït Ali». Ramdane Boukhrouf, qui est intervenu lui aussi durant la même séance sous la modération du professeur Kehlouche, a évoqué la place du référent évolutif dans l'identité narrative en étudiant le cas Lwali n udrar de Belaïd Aït Ali.Le professeur Allaoua Rabehi, de l'université de Béjaïa, a axé son intervention sur quelques particularités linguistiques. Par ailleurs, d'autres intervenants ont également souligné d'autres aspects dans l'?uvre de l'auteur en question, à l'image de Amar Laoufi, enseignement au département langue et culture amazighes de l'université de Bouira qui a présenté une communication sur l'humour et la dérision dans l'?uvre de Belaïd Aït Ali. Par ailleurs, le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, a indiqué que l'objectif de ce genre de rencontres consiste à renforcer les liens entre son institution et les universités, ainsi que les laboratoires de recherche dans le domaine de Tamazight. D'ailleurs, il a précisé en outre que ces activités coïncident avec l'officialisation de Tamazight et s'inscrivent dans le cadre la célébration du 36e anniversaire du Printemps berbère.«Il s'agit d'une vision qui nous permet de multiplier des activités d'envergure. Nous avons signé des conventions avec les quatre départements de langue et culture amazighes de Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et celui Batna, où il y aura la sortie de la première promotion de licenciés cette année», a-t-il ajouté tout en rappelant le travail de traduction qu'a entrepris le HCA.


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