Tizi-Ouzou - A la une

« Les syndicats sont responsables de l'échec de la moitié des candidats », selon l'inspecteur général du ministère de l'éducation



« Les syndicats sont responsables de l'échec de la moitié des candidats », selon l'inspecteur général du ministère de l'éducation
« C'est le premier bac sans seuil de cours à réviser », souligne-t-il. Le nombre de lauréats scolarisés a dépassé les 320.000 alors que celui des candidats libres s'est limité à 38.211 sur 116.044 postulants. Comme chaque année, la wilaya de Tizi Ouzou, avec un taux de réussite dépassant les 80%, demeure en tête de classement, alors que la wilaya d'Aïn Témouchent a eu pour la première fois le mérite d'obtenir la meilleure moyenne à l'échelle nationale, soit plus de 19/20. Toutefois, le ministère ne prendra plus en considération le classement des wilayas en fonction de leur taux de réussite. Il est prévu l'encouragement des wilayas ayant ?uvré et réussi à améliorer leur rendement pédagogique. « Aucune comparaison ne sera faite entre les wilayas. Cette approche a eu un impact négatif », précisera Medjadi. De l'avis de l'inspecteur, les résultats auraient pu être meilleurs n'était-ce l'instabilité du secteur due notamment aux grèves des enseignants. Et même s'il juge que le taux est appréciable, il accuse les syndicats d'avoir leur part de responsabilité dans l'échec de la moitié des candidats. Selon le conférencier, l'un des défis relevé par la tutelle est d'avoir réussi l'annulation du seuil des cours sur lesquels doivent porter les épreuves. C'est un acquis pour toute l'institution éducative. En témoigne la maîtrise des sujets soumis aux candidats. S'appuyant sur le constat établi par les correcteurs, le conférencier atteste qu'il y a eu de très bonnes notes dans toutes les filières : littéraire, scientifique, gestion et mathématiques Et contrairement à l'année dernière, le taux de réussite des candidats inscrits au bac philosophie s'est nettement amélioré. Ce qui augure, selon le conférencier, d'une tendance à la hausse dans les années à venir.Retrait aujourd'hui des attestations de succès et relevés de notesLes lauréats pourront dès aujourd'hui se rapprocher de leurs établissements respectifs pour retirer leur attestation de succès et leur relevé de notes pour pouvoir entamer les préinscriptions universitaires alors que les candidats libres sont appelés à le faire auprès des directions de l'éducation de leur wilaya. Les recalés ont la possibilité de retirer leur relevé de notes à partir du site de l'Onec (Office national des examens et concours) mis à leur disposition. Quant à la possibilité de refaire l'année pour les recalés, Medjadi rappelle qu'une telle décision obéit à plusieurs critères, notamment l'âge de l'élève, et l'assiduité durant la dernière année scolaire.Bac 2016, brouilleurs d'ondes dans les centres d'examenInterpellé sur la fraude durant les épreuves, il précisera que 472 cas ont été enregistrés. La majorité des cas de triche s'est faite à l'aide de téléphones portables. Le recours à la 3G s'est finalement avéré dérisoire. Une commission nationale regroupant les responsables du ministère de l'Education et ceux de l'Onec a été mise en place pour étudier au cas par cas les dossiers de fraude avant de prendre des mesures disciplinaires. Le ministère prévoit la mise en place à partir de l'année prochaine de brouilleurs d'ondes dans tous les centres d'examens pour parer à toute tentative de fraude.Les correcteurs absents passibles de sanctionsConcernant les cas d'absentéisme enregistrés lors des corrections des épreuves, l'inspecteur général du ministère de l'Education a rappelé qu'il s'agit d'un non-respect des engagements pris. « C'est une attitude inacceptable qui sera punie par la loi dès lors que le statut particulier fait de la correction des copies du bac une obligation », rappelle-t-il. De ce fait, des sanctions sévères seront prises à l'encontre des correcteurs absents. Le ministère de l'Education a demandé à l'Onec d'établir la liste de ces enseignants. Laquelle liste sera soumise à la direction des ressources humaines du ministère de l'Education qui sera en charge de ce problème. La commission n'exclut pas des ponctions sur salaires et des sanctions disciplinaires.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)