Tizi-Ouzou - A la une

Les syndicalistes demandent à l'ex-SG de quitter les lieux



Les syndicalistes de l'UGTA ont observé, jeudi, un rassemblement devant le siège de l'Union de la wilaya de Tizi Ouzou pour exiger de l'ex-secrétaire général du syndicat dans la wilaya, Bachir Ramdani, de quitter le siège qu'il continue, disent-ils, d'occuper après sa suspension en mai dernier par la Centrale syndicale.Selon la décision présentée par les contestataires, l'ex-secrétaire général a été suspendu le 9 mai dernier après avoir régné durant plus de vingt ans à la tête de l'UGTA à Tizi Ouzou. À travers ce rassemblement, ces syndicalistes, dont les secrétaires généraux des unions de Tizi Ouzou, de Draâ Ben-Kheda et d'Ouaguenoun, ont exigé de Bachir Ramdani de quitter le siège du syndicat qu'il occupe, soutiennent-ils, "illégalement".
"Il a été suspendu de toutes les activités syndicales au sein de l'UGTA, jusqu'à sa comparution devant la commission nationale de discipline", affirment-ils, document à l'appui. Devant l'entrée principale du siège de l'Union de wilaya, les manifestants avaient placardé de nombreuses affiches dénonçant "une mainmise" sur l'UGTA à Tizi Ouzou, et sur lesquelles on pouvait lire "Dégage ! Out !", "Vous êtes radiés et illégitimes", "Pour la renaissance de l'UGTA d'Aïssat Idir", "Libérez l'UGTA Tizi Ouzou", "Congrès extraordinaire en urgence".
Sur place, le secrétaire de l'Union locale, Brahim Boutaba, a expliqué que " ce rassemblement organisé en présence de responsables syndicaux vise à exiger de l'ex-secrétaire de wilaya de libérer les locaux du syndicat qu'il occupe, malgré sa suspension par la Centrale syndicale".
"Nous avons trop subi de la part de cet ex-responsable, c'est pourquoi nous souhaitons l'installation d'une nouvelle équipe plus jeune et plus active", a ajouté Brahim Boutaba. Selon les protestataires, cette décision de suspension concerne également le chargé des conflits au sein de l'Union locale qui, affirment-ils, "refuse, lui aussi, de libérer le siège de wilaya, en activant dans l'illégalité".
À noter que ce conflit ne fait que jeter de l'huile sur le feu qui a déjà pris dans la maison UGTA à Tizi Ouzou après la marche organisée par la Centrale syndicale récemment à Alger pour dénoncer ce que le pouvoir a qualifié d'"ingérence étrangère".
En effet, si l'Union de wilaya a préféré courber l'échine à la suite de cette action, de nombreuses unions et sections locales se sont démarquées en accentuant ainsi l'effritement de ce qui restait de ce bras syndical du pouvoir, dont le mouvement populaire réclame la dissolution à chacune de ses manifestations.

K. Tighilt
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