Tizi-Ouzou - A la une

Les sous-traitants ferment les chantiers en signe de protestation



L'accès aux chantiers des deux cités universitaires 2000 et 4000 lits de Tamda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été fermé, mardi 30 décembre, par quatre sous-traitants et par leurs employés, afin de réclamer le payement de leurs situations financières, bloquées depuis 2017. Engagés en 2016 dans ces deux projets par le groupement portugais Eusebios et Filhos SPA, qui a fini par quitter le chantier en 2018, et par céder le projet à une entreprise algérienne, ces sous-traitants ne savent plus à quel saint se vouer pour récupérer leur argent."Nous avons déjà porté plainte contre l'entreprise portugaise, et nous avons eu gain de cause, mais il se trouve que celle-ci a quitté le territoire national et ses comptes bancaires sont vides", a affirmé, Nacer, un représentant des travailleurs. "Quant à l'entreprise algérienne qui a repris les projets, en l'occurrence Kegt Algérie, celle-ci refuse de nous payer, sous prétexte que nous devons demander notre argent au groupement portugais", a encore expliqué notre interlocuteur.
"Malgré toutes nos démarches auprès du maître de l'ouvrage, qui est la direction des équipements publics, DEP, notre situation reste pendante depuis 3 ans", a-t-il encore regretté. Face à ce mutisme, et dans l'espoir de recouvrer leurs droits, ces sous-traitants ont opté pour des actions plus radicales, dont la fermeture de ces deux chantiers.
"Après avoir épuisé toutes les voies de recours, nous avons décidé de fermer carrément l'accès à ces deux chantiers, jusqu'à satisfaction de notre revendication à savoir : notre payement", a indiqué Nacer. "Nous voulons seulement notre argent. Nous avons été engagés pour travailler, donc, il est de notre droit de réclamer nos honoraires, dont le montant s'élève à 8 millions de DA", a-t-il lancé, avant de préciser : "Nous sommes des entreprises créées dans le cadre de l'Ansej et du Cnac, donc avec des dettes bancaires à payer.
Nous avons aussi des charges, dont les salaires de nos travailleurs ainsi que leurs assurances à régler". Pour notre interlocuteur, la situation des sous-traitants n'a pas été prise en charge malgré les engagements du wali. "Le wali nous a même reçus, et avait demandé, en notre présence, à la DEP de trouver une solution à notre problème, mais à ce jour, rien n'a été réglé", a-t-il déploré.
"À cet effet, nous attendons encore une fois une réaction ferme du wali qui doit, à notre sens, intervenir rapidement pour mettre fin à cette injustice. Il est de son devoir de protéger ces microentreprises déjà en difficultés financières", a conclu le même représentant.

K. Tighilt
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