De notre correspondant à Tizi Ouzou
Lakhdar Siad
L'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Henry Ensher, s'est rendu hier dans la wilaya de Tizi Ouzou, située à 100 kilomètres à l'est d'Alger, où il s'est entretenu avec les autorités locales, des opérateurs économiques, des responsables d'une école de langue anglaise et des artisans traditionnels. Il était guidé par des représentants du mouvement associatif local, partenaire de l'ambassade des Etats-Unis.L'ambassadeur, dont c'est la première visite dans la région de Kabylie, qu'il a qualifiée de «l'une des plus importantes régions d'Algérie», a affirmé, lors d'un point de presse au siège de la wilaya, qu'il était venu à Tizi Ouzou «pour constater de visu les intérêts et les besoins de la population de Tizi Ouzou, qui regorge de ressources humaines, examiner les possibilités d'investissement, engager des discussions avec les autorités locales et développer la relation avec la société civile, pour plus d'interaction entre l'ambassade des USA à Alger et la wilaya de Tizi Ouzou». Revenant sur les attentats du 11 septembre 2001, il dira que ces derniers «ont aidé à ouvrir une nouvelle ère de partenariat entre les USA et l'Algérie, un partenariat dans le cadre de la lutte antiterroriste, au niveau régional et mondial», ajoutant que «ce partenariat doit aller au-delà de la coopération dans le domaine antiterroriste, pour toucher les domaines économiques et culturels, mais surtout commercial et économique».Répondant aux questions sur le manque d'investissements américains en Algérie, M. Ensher trouve que «des obstacles des deux côtés (algérien et américain) sont la raison de cette situation». «Les sociétés américaines ont une mauvaise idée, une idée erronée de la situation sécuritaire en Algérie, en sus du système économique algérien, qui est différent de celui des USA, nos sociétés trouvent que le marché algérien est plus difficile que les autres marchés», a-t-il déclaré, précisant qu'il n'était pas en train de «critiquer la politique économique de l'Algérie». Il citera en exemple le montage automobile, un domaine où «il n'y a pas d'avantages significatifs, qui inciteraient des entreprises américaines à venir investir en Algérie», reconnaissant que «les échanges commerciaux entre l'Algérie et les Etats-Unis se limitent au secteur des hydrocarbures» et que «l'Algérie s'est naturellement tournée beaucoup plus vers l'Europe, pour des raisons évidentes de géographie».Sur la question du «Travel warning» émis par son ambassade à l'attention de ses compatriotes américains, ressortissants et voyageurs se rendant en Algérie, l'ambassadeur a expliqué que ce feu de détresse «est une erreur de timing, quoi que son contenu est actuel» et que «si le département d'Etat américain, qui procède tous les six mois à des mises à jour du ''Travel warning'', lui avait demandé son avis, il lui aurait répondu de temporiser un peu, avant de le mettre on-line sur le site de l'ambassade». D'autre part, le conférencier a soutenu que «les Etats-Unis n'ont pas l'intention d'installer des bases militaires en Algérie, ni dans la région», une idée qu'il «rejette», selon sa déclaration, parce que «les Etats-Unis favorisent la coopération dans l'intérêt des deux pays souverains».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L S
Source : www.latribune-online.com