
le wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazghi, a mis en avant, hier mardi, la nécessité de l'implication des services de sécurité dans la protection de l'environnement.«L'engagement des services de la Sûreté nationale et ceux de la Gendarmerie nationale dans l'action de protection du milieu environnemental à Tizi Ouzou doit constituer une priorité au même titre que les actions de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes», a-t-il indiqué. Il s'exprimait à l'ouverture des travaux des états généraux sur l'environnement, une rencontre organisée par la wilaya à la maison de la culture Mouloud-Mammeri. M. Bouazghi, qui a souhaité que cette proposition figure dans les recommandations finales de cette rencontre, a relevé que l'ensemble des actions engagées jusque-là pour la protection de l'environnement n'ont pas induit l'effet escompté nonobstant l'importance des moyens aussi bien humains que matériels, mobilisés. Un état de faits qui contraste avec la situation environnementale qui prévalait dans le passé ayant valu à la ville des Genêts, le qualificatif de «Tizi Ouzou, la Petite Suisse».Du temps, a-t-il rappelé, où les cantonniers entretenaient, avec des moyens rudimentaires, la chaussée, la police d'urbanisme et de l'eau verbalisaient toute atteinte ou agression, minime soit-elle, à l'environnement. « On ne peut faire l'économie de recours à la force publique donc au respect des lois liées à la protection de l'environnement et à la coercition tant que l'incivisme, l'indifférence et surtout la passivité, règnent en maître des lieux», a-t-il fait observer, comme pour souligner la nécessité de réhabiliter l'autorité des pouvoirs publics.M. Bouazghi a également mis en avant la nécessité de mise en synergie des actions donc des efforts de l'ensemble des intervenants, directs et indirects, pour une meilleure prise en charge de la problématique environnementale dont le degré d'atteinte a dépassé l'entendement. Le président de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), Hocine Haroun, a estimé, pour sa part, que «la responsabilité dans la dégradation de l'environnement à Tizi Ouzou incombe autant au gendarme, au policier qu'au citoyen qui commet l'acte répréhensible». «Il faut identifier les fautifs, les coupables de la dégradation de l'environnement et les sanctionner comme, on sanctionne tout acte allant à l'encontre de l'ordre dans la société», a-t-il fait observer comme pour souligner, lui aussi, la nécessité de voir les services de sécurité, s'impliquer dans la protection de l'environnement. «Les services de sécurité ont pour missionde sécuriser l'environnement dans l'ensemble de ses acceptions», a-t-il indiqué, considérant que l'environnement ne se limite pas seulement à la collecte et au traitement des déchets ménagers, mais plutôt à la prise en charge des aspects liés à au paysage, la couleur de la ville, son architecture, son urbanisme et son aménagement. Le directeur de l'environnement, Salah Kabeche, a, pour sa part, déploré qu'une grande partie des déchets ménagers générés annuellement, environ 400 000 tonnes, ne soit pas enlevée et donc traitée à l'échelle de la wilaya. «Ces quantités de déchets s'entassent dans près de 1 500 décharges sauvages recensées à l'échelle de la wilaya», a relevé le premier responsable du secteur pour qui cette situation est due au fait que de nombreux projets inscrits à l'indicatif de la wilaya, notamment des CET et des décharges sauvages, n'ont pas été concrétisés, butantsur de farouches oppositions citoyennes si bien que les bureaux d'études chargés d'élaborer les fiches techniques aient apporté toutes les garanties en matière de nuisance de ces installations.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Mokhtari
Source : www.lnr-dz.com