Tizi-Ouzou - A la une

Les promoteurs face au manque de foncier



Les promoteurs face au manque de foncier
Encourager et sensibiliser les investisseurs à s'engager dans le domaine de la récupération des déchets en tout genre» est l'une des directives du ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali, en visite jeudi dernier à Tizi Ouzou.Il a longtemps insisté sur l'obligation de passer «au-delà de la nécessité de protéger l'environnement et engager un créneau créateur de richesses et d'emplois». Le volet de la valorisation des déchets dans la région n'offre toutefois pas toutes les commodités pour l'investissement. Nombreux sont les porteurs de projet de récupération des matériaux freinés dans leur élan par des difficultés, notamment le manque de foncier.Certains d'entre eux présents à la Maison de l'environnement de Tizi Ouzou, où s'est rendu le ministre, ont déploré leur incapacité à avoir accès à des assiettes foncières pour implanter leur projet ou encore procéder à une extension. Le gérant d'une fabrique de récupération du verre et du plastique dit avoir frappé à toutes les portes, en vain. Son activité n'a toujours pas pu prendre son envol malgré toutes ses démarches.Le gérant utilise le local de sa principale activité de menuiserie aluminium mais réclame un terrain afin de pouvoir se lancer concrètement dans le recyclage. Un autre entrepreneur a exposé des tuiles, pavés et autres matériaux de construction fabriqués en utilisant du verre broyé issu des bouteilles qu'il ramasse lui-même un peu partout. Son revenu ne lui permet toutefois pas de louer un terrain pour abriter son activité. Une jeune promotrice fait face au même problème. Elle explique à Abdelkader Ouali que cela l'empêche de procéder à une extension pour son entreprise basée à Azazga. Elle s'engage pourtant à offrir plus de postes d'emploi et à élargir les activités de son entreprise.Des exemples parmi tant d'autres qui ne vont pas dans le sens de la concrétisation des aspirations du ministre qui déclarait que les «déchets solides sont source de richesses et de matières premières». Abdelkader Ouali avait estimé le coût des déchets non valorisés à plus de 38 milliards de dinars au niveau national. Les responsables du secteur au niveau local avancent pour leur part la somme de 1,4 milliard de dinars perdus dans les déchets non récupérés à Tizi Ouzou.
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