Tizi-Ouzou - A la une

Les praticiens du CHU Nedir-Mohamed tirent la sonnette d'alarme



Les praticiens du CHU Nedir-Mohamed tirent la sonnette d'alarme
Le drame ne se situe pas dans un manque de prise en charge de la maladie par les pouvoirs publics, mais dans la prolifération des chiens errants.Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la rage, qui est célébrée chaque année le 28 septembre, date anniversaire symbolique du décès de Louis Pasteur, et placée, cette année, sous le thème : "Objectif zéro décès par rage" et sous le slogan : "Eduquer, vacciner, éliminer", l'auditorium du CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou a abrité, avant-hier jeudi, une journée d'étude pour tirer la sonnette d'alarme sur ce fléau qui cause encore une moyenne de 15 à 20 décès par an en Algérie. Au cours de son allocution d'ouverture des travaux, le Pr Abbès Ziri, DG du CHU, devait s'étaler longuement sur "l'épidémiologie de la rage dans le monde et en Algérie" tout en rappelant les nombreux cas de rage enregistrés, ces dernières années. Les nombreux spécialistes des maladies infectieuses se sont ensuite succédé à la tribune pour traiter de nombreux sujets liés à la rage pour rappeler, en détail, "la situation critique de la rage en Kabylie", "le diagnostic clinique et para-clinique de la rage", "la conduite à tenir devant un risque rabique" et présenter enfin un "état des lieux des cas d'expositions à la rage enregistrés au CHU de Tizi Ouzou durant l'année 2015". Mais à travers toutes les interventions très révélatrices des communicants, il s'avère que "les vaccins sûrs et efficaces pour sauver l'être humain de cette maladie abominable qu'est la rage existent de nos jours et les responsables de la santé publique assurent de gros moyens médicaux et maîtrisent parfaitement la prise en charge de cette maladie mortelle", mais il se trouve que "le drame se situe au niveau de la prévention du fait de la prolifération des chiens et des chats errants dans les villes et les régions rurales", mais aussi à "la négligence de nombreux citoyens qui ne vaccinent pas leurs animaux domestiques".C'est ainsi que le Pr Nassima Achour, spécialiste en maladies infectieuses au CHU de Tizi Ouzou dira : "La rage est malheureusement un fléau omniprésent dans toutes les régions d'Algérie. Le drame ne se situe pas dans un manque de prise en charge de la maladie par les pouvoirs publics, mais il réside dans la prolifération des chiens errants qui se baladent partout sans propriétaire. Or, la loi est claire, dira le Pr Achour, tout chien errant doit être abattu ou mis en fourrière. En plus, certains citoyens ne vaccinent même pas leurs animaux domestiques d'où l'urgence à rappeler, durant toute l'année dans les écoles, les médias et les prêches des mosquées pour sensibiliser la population sur les mesures de prévention et de lutte contre la rage pour aboutir au risque zéro décès par rage qui, de nos jours, ne relève pas de l'utopie pour peu que chacun y mette du sien", conclut le professeur Achour.Mohamed HAOUCHINE
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