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Les populations craignent une autre fausse promesse ALIMENTATION EN EAU DU VERSANT-NORD DE TIZI OUZOU



Les populations craignent une autre fausse promesse                                    ALIMENTATION EN EAU DU VERSANT-NORD DE TIZI OUZOU
Les populations du versant-Nord de la wilaya commencent à s'inquiéter de la promesse d'alimentation de leur région en eau potable avant la fin de l'année.
C'est déjà la fin de l'année et l'eau ne vient pas. Bien au contraire, le mois de septembre a été des plus difficiles depuis une décennie. En ce mois d'octobre, qui est déjà à sa moitié, les populations peinent à se procurer un bidon pour les besoins culinaires.
En fait, c'était durant l'été que la direction de l'hydraulique a fait l'annonce que le flanc-Nord de la wilaya de Tizi Ouzou allait être alimenté en eau potable à partir du barrage de Taksebt. Prévus pour le mois de juillet, les travaux avaient été, justifiait-on, par les intempéries qui ont endommagé une partie du tronçon. Pour le reste, le chantier est à 95% de réalisation. Pour le responsable du secteur, les 200 villages qui composent les huit communes du Nord n'avaient plus que trois mois à patienter.
Aujourd'hui, à la mi-octobre, rien ne vient confirmer ou infirmer l'annonce. A Boudjima, Iflissen, Tigzirt, Aghribs, Akerrou, Azeffoun, Aït Chaffaâ et Zekri, on attend encore l'arrivée de l'eau. Jusqu'à hier, dans la commune de Boudjima, les villageois demeuraient encore sans eau depuis plusieurs mois. L'alimentation, via l'ancien réseau, n'est plus assurée qu'après «plusieurs mois». En effet, après une attente de plusieurs mois, les vannes s'ouvrent pendant un petit quart d'heure.
En fait, le versant-Nord ne souffre pas uniquement du manque d'eau potable. Les populations de la région vivent un calvaire dans tous les domaines. En matière d'électricité, les communes en question subissent de fréquents délestages en été comme en hiver. Pourtant, les communes du littoral à vocation touristique devaient être des pôles de développement par excellence. Et ce n'est que ces dernières années que les pouvoirs publics se sont penchés justement sur le développement de ce versant qui s'y prête pourtant le mieux. A Tigzirt et Azeffoun, un littoral d'une dizaine de plages s'offre aux investisseurs. Mais, hélas, le manque de réseaux d'électrification efficaces, d'eau potable, de gaz de ville et de routes empêche dramatiquement tout investissement.
Toutefois, cet abandon ne s'explique pas uniquement par les négligences des services concernés. Certains comportements de citoyens sont derrière plusieurs problèmes. Les oppositions constituent, à ne pas en douter, un sérieux frein au développement. Des citoyens s'opposent au passage de conduites d'eau potable, de gaz de ville et de routes sur leurs terres sans raison valable.
Tigzirt est restée plusieurs décennies sans gaz de ville ni eau potable à cause de l'opposition d'un citoyen habitant la commune de Makouda. La même région Nord est restée sans électricité durant plusieurs décennies à cause du refus d'un citoyen d'habitant Tala Athmane à Sonelgaz d'installer son matériel sur ses terre. L'opposition demeure en vigueur et ce depuis 1984.
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