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Les polytraumatismes dus aux accidents de la circulation en nette baisse durant le Ramadhan Tizi Ouzou



Les polytraumatismes générés par les accidents de la circulation sont «en nette baisse» durant ce mois de Ramadhan, comparativement à la situation prévalant en temps ordinaire, a fait observer, jeudi, le médecin chef du service des urgences médico-chirurgicales ( UMC ) du Centre hospitalo- universitaire de Tizi Ouzou.«Habituellement, nous enregistrons l'admission au sein de nos blocs opératoires une moyenne journalière de 5 à 6 accidentés graves de la circulation, contre 2 à 3 cas/ jour durant cette première décade du Ramadhan», a indiqué à l'APS le Dr Oukid Karima.
Le motif de cette baisse des hécatombes de la route s'explique essentiellement, selon cette praticienne par «l'accroissement de la vigilance des conducteurs au volant, favorisé par la non consommation de boissons alcoolisées en ce mois sacré du Ramadhan», sachant, a-t-elle dit, que «la conduite en état d'ivresse émousse les réflexes et est à l'origine de beaucoup d'accidents survenant sur nos routes».
La responsable fait état, également, d'une «réduction sensible» des blessés graves à l'arme blanche, comme le montrent les statistiques des urgences médico-chirurgicales consignées dans les registres des blocs opératoires ou est évacuée une moyenne de 1 à 2 blessé/jour jour durant la première décade du Ramadhan, contre 5 à 6 cas en temps habituel. «Cette baisse est un corollaire direct de la non consommation d'alcool, facteur déclenchant de l'agressivité. Contrairement au préjugé selon lequel le jeune prédispose à la nervosité et au bellicisme, le Ramadhan s'avère, en fait et de par les statistiques, comme un facteur limitatif de la violence, voire un antidote contre ce fléau», a estimé le docteur Oukid.
En revanche, le nombre des interventions chirurgicales par les équipes de l'Umc demeure «stationnaire» pour le reste des cas, notamment pour ce qui est des cholécystites (inflammation de la vésicule biliaire) et les pancréatites (inflammation du pancréa).
Pour sa part, le service des urgences médicales reçoit une moyenne journalière de 140 malades ( toutes spécialités confondues) pendant ce Ramadhan, soit le même niveau que celui du restant de l'année, à «l'exception de l'enregistrement durant les premières heures suivant la rupture du jeûne, d'un pic de cas de consultations pour motif de troubles digestifs, liés au changement du régime alimentaire», a informé le Dr Sebti Mohamed, responsable des urgences médicales.
APS
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