
C'est la rentrée à l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou et c'est aussi le début d'une longue série de problèmes qui reviennent chaque année. Comme, il est à présent de coutume, les différentes facultés accueillent la nouvelle année avec un déficit de 4300 places pédagogiques.En fait, les pouvoirs publics comme les responsables de l'institution étaient optimistes quelques semaines avant la rentrée. La bonne reprise est conditionnée par la livraison de ces places par les entreprises réalisatrices au moins avant le mois d'octobre. Aujourd'hui donc, la date limite arrive et les places pédagogiques ne sont pas encore livrées. C'est donc le constat d'échec qui se fait de soi. D'un autre côté, la rentrée universitaire risque d'être perturbée par de multiples difficultés vécues essentiellement par les enseignants, les travailleurs et surtout les étudiants. Si les travailleurs n'annoncent pas encore des mouvements de grèves à même de perturber la rentrée, il semblerait que les enseignants affiliés au Cnes sont sur les starting-blocks pour des débrayages qui risquent de durer longtemps. Cependant, tant bien que mal, les responsables de l'université qui abrite le plus grand nombre de nationalités parmi ses étudiants, travaillent d'arrache-pied pour assurer une rentrée moins difficile. L'on annonçait hier d'ailleurs que pour les besoins des demandes de transfert, le rectorat assurera le travail durant les journées de vendredi et samedi.Ce travail de replâtrage auquel sont contraints les nouveaux responsables dont le nouveau recteur, consiste également à trouver la meilleure formule qui puisse permettre une rentrée sans avoir besoin de ses places pédagogiques. Aussi, durant ces premières semaines où toutes les facultés se consacreront aux examens de rattrapage, les places en question ne seront pas nécessaires vu que la majorité des étudiants restera encore chez-elle. La difficulté ne commencera qu'une fois les examens de rattrapage terminés. Par ailleurs, au-delà des statistiques et prospectives chiffrées le mal des étudiants réside ailleurs. Depuis quelques années, ces derniers ne font plus cas de ces détails techniques, mais plus d'un problème de sécurité. Les cités universitaires sont devenues des passoires. Les délinquants y rentrent à leur bon vouloir malgré les barrages sécuritaires dressés aux portails.Des étudiantes et étudiants ont été agressés à l'intérieur des campus de jour et de nuit. Pis encore, ces agressions sont perpétrées par des «extras» à l'aide d'armes blanches. Ces dernières années, beaucoup s'alarment à raison d'ailleurs, des fléaux sociaux qui font leur apparition à l'intérieur des cités universitaires comme la drogue et la boisson alcoolisée. Des témoignages sont nombreux à tirer la sonnette d'alarme. Pour exprimer leur désarroi, les étudiants ont initié plusieurs marches dans la ville de Tizi Ouzou. De différents campus, les étudiants ont marché jusqu'aux portes du siège de la wilaya pour se faire entendre. Enfin, après tous ces cris, manifestations et marches, encore une autre rentrée avec les mêmes problèmes pédagogiques et surtout avec les mêmes craintes pour la sécurité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com