Un autre mouvement de protestation dans le secteur de l'éducation vient d'être enclenché par les élèves du lycée Laïmèche-Amer, dans la localité de Béni Douala, à environ 20 kilomètre au sud-est de la ville de Tizi Ouzou pour dénoncer les mauvaises conditions de leur scolarité.
Ils ont ainsi, depuis hier, annoncé une grève de trois jours espérant par cette voie attirer l'attention des autorités locales afin d'améliorer les conditions dans lesquelles ils évoluent. Entre autres, les élèves réclament l'installation d'équipements de chauffage dans les salles d'études.
«Les classes sont tellement froides qu'on garde nos vestes et manteaux au risque d'attraper froid. Il y a même des jours où on travaille avec nos gants», s'indigne un lycéen.
Autres remarques émises par les élèves, il s'agit des ordures qui s'amoncellent dans l'établissement et les sanitaires qui sont dans un état déplorable. En outre, les lycéens demandent la réhabilitation de la cour de l'établissement.
C'est pour toutes ces raisons qu'ils comptent mener une grève de trois jours dans l'attente d'une réaction des autorités concernées.
Marche des étudiants en droit de Boukhalfa
Les étudiants en droit inscrits au pôle universitaire de Boukhalfa ont organisé, hier en milieu de journée, une marche pour dénoncer leurs conditions d'études qu'ils jugent «insupportables».
Banderoles à la main, ils ont enclenché leur marche à partir de la faculté de droit en empruntant la RN12, avant de traverser le grand boulevard de la ville des Genêts et d'arriver au siège de la wilaya pour tenir un sit-in.
Un des étudiants expliquera que leurs problèmes durent depuis longtemps et ne pas les régler risque de pénaliser leur avenir professionnel.
Questionné sur leurs revendications, ce dernier citera l'exigence de l'accès au mastère sans condition, comme le système LMD l'indique.
En outre, ils demandent la garantie d'inscrire les deux promotions restantes au Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (Capa).
Enfin, l'un des problèmes majeurs que les étudiants mettent en exergue, comme l'ont déjà fait leurs camarades de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, celui lié à l'insécurité qui règne à l'intérieur des départements et des cités universitaires.
Au courant de la semaine dernière, les éléments de la sûreté de wilaya ont interpellé deux ouvriers en état d'ébriété, originaires de Boghni, qui on saccagé les portes et les fenêtres d'un pavillon de la cité.
À Tamda, un jeune étudiant a été agressé par des étrangers qui se sont introduits dans la résidence universitaire. Des actes qui ont installé un climat de peur au sein de la communauté estudiantine qui, chaque jour, réclame une prise de mesures urgentes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F B
Source : www.letempsdz.com