La Journée internationale de la presse coïncidant avec le 3 mai de chaque année a été célébrée, hier, à Tizi Ouzou, dans la fierté et la dignité, et ce, à l'appel de l'Association des journalistes et correspondants de la wilaya de Tizi Ouzou (AJCTO).La cérémonie de recueillement a débuté vers 11h par le dépôt d'une gerbe de fleurs au Mémorial de la liberté de la presse, situé à la cité Cnep, suivi d'une minute de silence et de plusieurs prises de parole par des membres de la corporation journalistique et quelques amis de la presse, puis d'une marche symbolique vers la stèle Tahar-Djaout, située au centre-ville de Tizi Ouzou, où une autre minute de silence contre l'oubli et à la mémoire de tous les journalistes assassinés a été également observée.
Par la même occasion, l'association des journalistes a rendu publique une déclaration dans laquelle elle a tenu à rappeler que "la célébration du 3 mai intervient dans un contexte politique particulier, marqué par la révolte pacifique du peuple algérien, déterminé à récupérer sa souveraineté longtemps confisquée par les pouvoirs successifs depuis 1962".
"Face à ce sursaut historique et héroïque pour exiger un changement radical du système, écrit encore l'AJCTO, des périls et des dangers pèsent sur le processus révolutionnaire en cours, mis en action pour faire échouer la volonté du peuple algérien à s'émanciper de toutes les entraves".
Pour l'AJCTO, "l'Algérie nouvelle à laquelle nous aspirons tous ne peut, indéniablement, se dissocier des principes de la liberté d'expression et de la liberté de la presse. Des principes jusque-là sans cesse bafoués par un régime autoritariste et dictatorial". Et l'association des journalistes de Tizi Ouzou d'évoquer aussi "la persistance de pratiques éculées visant l'embrigadement des médias dont l'objectif étant d'orienter l'opinion afin d'imposer le fait accompli de décisions que le peuple ne cesse de dénoncer et de rejeter".
Tout en saluant "le courage et la résistance de nos confrères et cons?urs du secteur public qui bravent l'interdit et qui luttent contre la censure dans l'optique de garantir un véritable service public", l'AJCTO dénonce avec fermeté "le mépris des autorités à l'égard des femmes et des hommes de la presse, le bâillonnement de la liberté d'expression et les tentatives d'embrigadement des médias, l'asphyxie économique programmée dont la finalité n'est autre que l'étouffement des voix libres et, par ricochet, dénier au peuple algérien son droit à l'information, les chantages par les salaires, ainsi que les intimidations que subissent quotidiennement des cons?urs et confrères et la campagne haineuse visant à stigmatiser les journalistes et à les diaboliser vis-à-vis de l'opinion publique".
En dernier, l'AJCTO appellera à "l'amélioration des conditions socioprofessionnelles des journalistes, la profession à prendre la mesure des dangers et les citoyens à se mobiliser pour leur droit d'être informés en toute liberté".
K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Tighilt Kouceila
Source : www.liberte-algerie.com