«Plus qu'un phénomène de société, le suicide est en passe de devenir en Algérie l'une des principales causes de mortalité, en dépit de la mise en garde des spécialistes qui ont tiré maintes fois la sonnette d'alarme.
Aucune campagne de prévention ou d'information n'a été initiée, et portant, le suicide n'est pas l'affaire d'une personne mais c'est l'affaire de tout le monde. Il faut associer nos efforts pour faire face à cette situation alarmante, dont les premières victimes sont nos enfants», a déclaré Ait Ali, professeur à l'université de Tizi Ouzou, lors de la conférence de presse tenue hier, placée sous le thème, «Actualité sur le suicide et les tentatives de suicide en Algérie, prise en charge et perspectives», au SHU de la wilaya. En effet, selon une étude réalisée par les professeurs de SHU de Tizi Ouzou, entre 2005 au premier semestre de 2012, sur 15 000 habitants, 889 cas de suicide ont été enregistrés à Tizi Ouzou dont 40 femmes. La tranche d'âge la plus touchée par ce phénomène concerne les jeunes âgés entre 16 ans à 31 ans : 443 cas âgés entre 16 à 23 ans et 220 cas âgés entre 24 ans à 31 ans, les célibataires ( 616 cas ) les mariés (225 cas). Selon l'étude, nul n'est épargné par ce phénomène. Les personnes qui se suicident appartiennent à différentes couches de la société: Les personnes sans profession avec 350 cas viennent en tête de cette sinistre liste suivie par les fonctionnaires, les étudiants avec 123 cas, les femmes au foyer 123 cas, le niveau d'instruction bon (368 cas), moyen (94 cas) et supérieur (118 cas). Concernant les lieux de suicide, l'étude a montré que la plupart des tentatives se passent à l'intérieur de la maison, ou bien au voisinage, ainsi que dans les résidences universitaires. Le moyen le plus employé pour mettre fin à ses jours est la pendaison, l'empoisonnement, les armes à feu et armes blanches. Les wilayas les plus touchées par ce phénomène sont par ordre de classement : Béjaïa en tête, Tizi Ouzou, Batna, Sétif et Alger. Par ailleurs, le Dr Saidene, psychologue dans le SHU de Sétif, a déclaré que «les premières causes de suicide au milieu militaire à Alger sont l'éloignement familial, les difficultés d'adaptations, ainsi que la consommation de drogue».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salima Sid Idris
Source : www.lnr-dz.com