Face à la dégradation du cadre de vie au sein de leur cité Aadl de Tadmaït, les habitants lancent un appel au ministre de l'Habitat afin qu'il mette un terme au laxisme et à la mauvaise gestion par les instances de l'Aadl.
Selon les responsables de l'association de quartier des 126 logements, situé à l'entrée de la ville de Tadmaït, la cité ne fait l'objet d'aucun intérêt de la part des responsables de l'Aadl, et ce depuis la livraison des logements en 2008.
Les habitants mentionnent plusieurs faits pour décrire la situation déplorable qui règne dans leur cité. En premier lieu, ce sont les pannes d'ascenseurs qui pénalisent dramatiquement les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes et les enfants. Seul, en effet, un ascenseur sur quatre demeure fonctionnel, contraignant cette catégorie de personnes à escalader les escaliers jusqu'au 14e étage. Des réclamations ont été faites au niveau de la direction régionale de l'Aadl, en janvier et avril derniers, mais elles sont restées sans écho.
Parallèlement à ce problème qui pénalise les personnes fragiles, les représentants des habitants citent de nombreuses préoccupations. Les plus importantes, affirment ces derniers, sont relatives à l'insécurité régnante. La cité devient infréquentable la nuit, racontent-ils, à cause des vols et des agressions.
Des personnes étrangères aux bâtiments entrent par effraction et commettent des actes de vandalisme sans qu'elles ne soient identifiées ni interpellées par le gérant du site que les habitants pointent du doigt, d'ailleurs. Les habitants tenaient en effet à dénoncer ce dernier qu'ils accusent de ne pas remplir sa tâche de gérant.
En second lieu, les résidents soulignent la dégradation de l'environnement causée par la stagnation des eaux usées. En effet, cette situation inquiète au plus haut point les habitants qui craignent la propagation des maladies et la fragilisation des structures des bâtiments.
Par ailleurs, les tracas ne s'arrêtent pas là. Même les locaux commerciaux non attribués constituent une source de problèmes. Ces derniers, abandonnés par l'Etat, sont devenus des dépôts d'ordures et des urinoirs.
Enfin, l'association de quartier qui appelle le ministre à intervenir rappelle que plusieurs courriers ont été adressés aux instances concernées, notamment les directions générale et régionale de l'Aadl mais, sans résultat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com