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Les habitants de la cité des 400-Logements de Draâ Ben-Khedda



Les habitants de la cité des 400-Logements de Draâ Ben-Khedda
Ils étaient outrés, bouleversés et ne savaient plus à quelle porte il fallait frapper. Les résidants de la cité des 400-Logements de la commune de Draâ Ben Khedda, à l'ouest de Tizi-Ouzou, ne supportent plus la situation dans laquelle se trouve leur quartier.
A la cité des 400-Logements de Draâ Ben Khedda, les bâtiments regroupent des centaines d'appartements abritant des milliers de personnes. Ces bâtisses urbaines sont entourées de beaux jardins verdoyants et des placettes de détente, un site qui existe depuis le début des années 1980 et qui s'est retrouvé, malheureusement, menacé par la mafia du foncier. Les représentants du comité du quartier ne veulent pas céder aux pressions menées et soutenues par plusieurs groupes d'intérêt et même par des joueurs et entraîneurs de football de grandes renommée, qui sont aussi derrière plusieurs chantiers illicites. Effectivement, ces défenseurs ont décidé d'orienter leurs démarches et plaintes vers les médias dans l'espoir de trouver un écho favorable et faire entendre leurs voix auprès des hautes autorités. «Nous sommes venus raconter notre mal sur les colonnes des journaux, car personne ne veut mettre un terme aux dépassements commis par des personnes qui ont le pouvoir dans notre région», a martelé un représentant du quartier. Sans vouloir citer les noms des personnes impliquées dans ces affaires de constructions illicites, la situation est désormais alarmante. La population des 400 Logements, qui vivait dans la quiétude et la paix, est étonnée de voir d'importantes coopératives pousser par-ci par-là, et cela depuis les années 1990. «Nous n'avons pas pu empêcher ces projets au début car nous étions, et comme tout le monde, préoccupés par la situation délétère du pays. Mais après, nous avons commencé notre combat qui s'est soldé par l'avortement de plusieurs chantiers, mais beaucoup reste à faire», a ajouté le même intervenant. «Les lieux de détente où nos enfants jouaient et s'amusaient ainsi qu'un stade scolaire qui appartient au lycée Krim Belkacem ont été transformés en une gigantesque décharge publique et en parc de stationnement d'engins. Il n'existe qu'un seul stade où pouvaient jouer nos enfants. Et c'était l'une des rare place pour la pratique du sport et voilà qu'elle a changé de vocation», déplore un autre représentant du quartier. Dans cette histoire, des ex-présidents d'APC sont impliqués dans la falsification de permis et de plans de construction. A titre d'exemple, une coopérative a été réalisée au c'ur de la cité, après avoir faussé le premier plan et donc changer le lieu de construction... Suite à cela, nous avons adressé en 2006 une pétition au wali signée par les habitants du quartier pour exiger l'interruption des travaux de construction d'une bâtisse. La réaction du wali ne s'est pas fait attendre : il a ordonné la suspension des travaux du projet de construction, une suspension qui n'a pas été appliquée. En effet, le secrétaire général assurant l'intérim de la fonction du wali a ordonné la reprise des travaux, mais les citoyens ne comptent pas baisser les bras et espèrent récupérer les espaces verts.
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