Les formateurs de grade PSEP 2 des instituts de formation professionnelle à Tizi Ouzou ont organisé, hier, une journée de protestation pour tirer la sonnette d'alarme quant à la situation "peu reluisante" et d'"injustice" que vivent les formateurs de cette catégorie depuis la promulgation, en 2009, du statut particulier des fonctionnaires du secteur."Après plusieurs années de vaine attente de voir notre situation, peu reluisante, être prise en charge, nous avons décidé de faire entendre notre voix afin de rattraper, un tant soit peu, le décalage en terme de classement par rapport aux autres secteurs de la fonction publique", lit-on dans la déclaration du collectif des formateurs de cette catégorie.
Selon eux, c'est la soumission de leur promotion à un concours déguisé par le ministère de tutelle qui a fait déborder le vase. "Pour éviter de réviser le statut particulier des travailleurs du secteur de la formation professionnelle, il a été accordé des promotions à caractère exceptionnel à tous les corps sauf celui des formateurs, en particulier les PSEP2. Récemment, il a été décidé de promouvoir ces derniers au poste de PSEP chargés de l'ingénierie pédagogique, mais cela a été conditionné par un examen professionnel.
Pis encore, le nombre de postes budgétaires alloués étant tellement dérisoire face aux formateurs concernés qu'il faut encore attendre des années pour absorber le nombre de PSEP2 concernés et satisfaire ainsi leurs demandes de promotion", est-il expliqué dans la déclaration de ce collectif qui précise que "cette décision, pour le moins anormale, est vécue par le corps des formateurs comme un affront et un mépris de plus à leur encontre".
Dans le même document, ces formateurs, qui considèrent cette démarche comme une injustice caractérisée et un manque de considération, ont affirmé rejeter catégoriquement, dans le fond et dans la forme, "ces bribes de promotion et maintenir leur décision de boycotter l'examen professionnel en question qui, en réalité, n'est qu'un concours déguisé".
Pour ces formateurs, la solution idoine et urgente consiste en la révision, dans les meilleurs délais, du décret exécutif 09/93 du 22 février 2009 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de la formation professionnelle, spécialement du corps des formateurs toutes catégories confondues. Ils réclament également un glissement automatique pour tous les formateurs PSEP 2 à la catégorie 14 et aux catégories 15 et 16 pour ceux ayant cumulé dix ans d'ancienneté et plus.
"Nous voulons des solutions urgentes et concrètes pour réparer cette injustice à l'égard des formateurs", résument-ils en expliquant que l'incidence financière, suite à une éventuelle régularisation, ne peut constituer un argument valable et ne peut, en aucun cas, causer un quelconque déséquilibre au budget de l'Etat, vu que la population concernée ne dépasse guère 15% de l'effectif global.
Samir LESLOUS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir LESLOUS
Source : www.liberte-algerie.com