Le stade communal de Boghni (45 km au sud de Tizi Ouzou) est devenu un point de chute pour le public de la région en cette fin de Ramadhan. Belaïd Mamouni, ami intime du regretté Lounès Matoub et membre fondateur d'une association, établi depuis déjà vingt-huit ans à Londres, organise, à son compte, plusieurs galas. Ces soirées visent à divertir les familles de toute la région mais aussi à rendre hommage aux chanteurs kabyles disparus, tels Lounès Matoub, Brahim Izri, Moh Saïd Oubélaïd, Farid Ali et bien d'autres. "Ce sont des amis qui m'ont approché pour me demander d'inviter une pléiade de chanteurs pour aider le Djurdjura Club de Boghni qui vient d'accéder à la Régionale 2, car la recette sera versée à ce club, d'autant plus que j'étais ancien joueur de cette équipe", nous a appris notre interlocuteur. Et de poursuivre : "J'ai pris contact avec des artistes qui ont répondu favorablement à mes invitations que je tiens à remercier.Nous avons entamé une série de galas qui se sont étalés sur trois jours." D'ailleurs, depuis le premier jour de ces soirées artistiques, le stade ne désemplit pas, d'autant que les familles y occupent une place privilégiée. Le premier gala a été animé par Samir Saâdaoui, Lyès et de jeunes chanteurs locaux. Pour la deuxième soirée, samedi dernier, Taous Arhab, Malik Guezoui, Arezki Ouali, Hakim Kaci et un jeune chanteur en herbe de Tirmitine (Draâ Ben Khedda) ont enflammé la scène devant un public nombreux venu des quatre coins de la région et même des localités environnantes, afin de se défouler et vivre d'intenses moments dans une ambiance familiale et conviviale?
Le chaleureux public a dansé sous une multitude de rythmes et de mélodies déclamées par ces artistes qui se sont donnés à fond pour être à la hauteur de leurs fans. Pour la clôture, M. Mamouni a eu l'honneur d'accueillir dans l'antre mythique du DCB, Farid Gaya, Massi Lawhema, Saïd Attab (vainqueur d'"Alhan wa chabab") et un sympathique groupe de Draâ El-Mizan, les Jeunes chômeurs kabyles. En tout cas, eu égard aux performances de ces artistes, le public a vécu des soirées mémorables en cette fin du mois de Ramadhan. "Ce fut une grande réussite.
Au moins, nous avons eu le plaisir d'offrir des moments exceptionnels au public, privé de ce genre d'activités depuis des lustres. Ce n'est pas la première fois que j'organise de tels événements. En 2015, j'ai eu la chance d'inviter à Londres deux icônes de la chanson kabyle, Idir et Ali Amrane. Peu avant, c'était Takfarinas et le regretté Brahim Izri. Prochainement, j'inviterai Ali Amrane encore une fois pour donner l'occasion au public kabyle de Londres de redécouvrir cette star pop-rock kabyle", nous a déclaré cet organisateur.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com