Tizi-Ouzou - A la une

Les familles refusent de quitter les lieux Logements squattés au boulevard Krim-Belkacem de Tizi Ouzou



Le problème des logements occupés illégalement dans la wilaya de Tizi Ouzou est un véritable casse-tête pour les autorités locales. Les 200 familles qui squattent depuis les évènements tragiques qu'a connus la Kabylie, au début des années 2000, des logements au boulevard Krim-Belkacem, à la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou, refusent toujours de quitter les lieux. Ils campent sur leur position.
Ces familles, qui disent n'avoir pas où aller, exigent des autorités locales de leur trouver une solution. Les pères des familles squatteuses réclament de régulariser leur situation de manière définitive. Pourtant, une décision de justice a été rendue au début de cette année, sommant les squatteurs de libérer les lieux. Elle peut être exécutée à n'importe quel moment. Les occupants de ces 200 logements vivent la peur au ventre, refusant de penser à cette éventualité.
L'approche à grands pas de la saison hivernale augmente leur angoisse, surtout que des familles squatteuses sont dans la rue à Fréha. Aucune solution, en effet, n'est envisageable par les autorités locales à l'encontre de ces familles. Leur avenir est des plus lugubres. «Ces 200 familles occupent certes de manière illégale ces logements, mais c'est injuste de les jeter comme ça dans la rue. La plupart n'ont pas où aller. Les autorités devaient les caser normalement dans un centre de transit et étudier leurs dossiers un par un.
Ceux qui méritent un logement doivent être régularisés dans les meilleurs délais et permettre à ces familles de vivre dignement comme tous les Algériens. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac», suggère Maître Sahli, de la Ligue des droits de l'homme de Tizi Ouzou.
Ce dernier espère le prolongement de la décision de délogement des familles squatteuses à Tizi Ouzou, le temps au moins de leur trouver une solution idoine. Notons que 10 autres familles qui occupent illégalement des logements à la haute ville, non loin de la Direction des moudjahidine de Tizi Ouzou, sont eux aussi sommées par la justice de quitter les lieux.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)