Les expropriés du barrage de Souk N'Tletta, en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou, observent depuis le 6 septembre dernier, et régulièrement, des sit-in devant la base de l'entreprise turque en charge de sa réalisation pour exiger le règlement définitif du litige les opposant à l'ANBT et à l'administration de wilaya. Selon les protestataires, il s'agit notamment du litige, vieux de plusieurs années, portant sur le relogement des familles expropriées, la prise en charge des cimetières environnants et l'indemnisation des propriétaires terriens.Selon l'ex-président de l'association des expropriés, le projet des 271 logements prévus à Tadmait n'a connu aucune évolution depuis 2018. D'où le recours à ces actions de protestation. "Les appartements sont au même taux d'avancement qu'en 2018 et nous sommes à la fin de 2020. Pourtant, des promesses nous ont été données par rapport à notre relogement avant 2020.
Et puis, le nombre des jeunes célibataires en âge de se marier a quadruplé depuis l'établissement des listes en 2014. Aucune solution ne leur a été trouvée", a expliqué un autre protestataire. Pour l'ex-président de l'association, même s'ils disposent de tous les engagements signés par l'ANBT et l'administration, rien n'est encore réglé. "Au lancement de ce projet, nous étions accompagnés par les élus et l'administration, mais à présent, nous sommes abandonnés à notre sort. Nous subissons des menaces au quotidien", a-t-il expliqué.
Les expropriés déplorent également l'attitude de l'administration quant au renouvellement de leur agrément qui a expiré en 2016. "Nous ne comprenons pas pourquoi l'administration a refusé de renouveler l'agrément de notre association déposé en 2016. Nous avons déposé deux dossiers, en vain", a regretté un autre protestataire qui précise que l'administration leur a signifié que tous les problèmes du barrage étaient réglés et que cette association ne devait plus exister. Désormais, les protestataires font appel au ministre des Ressources en eau afin de prendre les mesures nécessaires en vue de régler cette situation qui ne fait que s'empirer de jour en jour.
Prévue initialement pour 2018, la réception de cet ouvrage hydraulique d'une capacité de 93 millions m3, est reportée plusieurs fois. Un nouveau délai de livraison a été fixé pour 2021, mais au rythme où vont les travaux du chantier, il serait difficile de le tenir, estiment les citoyens. Rien que pour les déviations prévues sur la RN 25 et le CW 128, et qui ne sont toujours pas lancées, nécessitent plusieurs années de travaux, sans compter le temps nécessaire à la réalisation du viaduc qui devra relier ces deux déviations au lieudit "La casse", ont-ils expliqué.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com