Tizi-Ouzou - A la une

Les étudiants et des avocats dans la rue



Plusieurs centaines d'universitaires de l'Ummto sont sortis, hier, dans la rue, pour le quatorzième mardi consécutif. Le cortège, parti du campus Hasnaoua et composé de plusieurs centaines d'étudiants auxquels se sont joints quelques enseignants, a suivi l'itinéraire habituel pour aboutir au niveau du sanctuaire des martyrs situé à l'extrémité ouest de la ville.Peu mobilisés pour cause de Ramadhan, les étudiants se sont montrés toujours aussi déterminés et, surtout, intransigeants quant à l'exigence de rupture avec le système et la dissolution des deux chambres parlementaires et du Conseil constitutionnel ainsi que sur l'aboutissement de toutes les revendications de la révolution populaire du 22 février.
«Engagés et mobilisés jusqu'au départ du système !», criaient les marcheurs qui rejettent les élections, estimant urgent et impératif d'aller vers une transition démocratique.
Cette étape reste, selon eux, la voie royale qui permettra d'instaurer «une nouvelle République et un Etat de droit garantissant une justice sociale et l'égalité des chances», ont-ils écrit sur une banderole.
Arrivés au niveau de la placette des Martyrs-du-Printemps-noir (centre-ville), les universitaires ont observé une minute de silence à la mémoire du militant des droits de l'Homme, Kamel-Eddine Fekhar, décédé dans la matinée, au niveau du pavillon carcéral de l'hôpital Frantz-Fanon de Blida. Répondant à l'appel de l'Ordre des avocats de Tizi Ouzou, plusieurs robes noires ont pris part au rassemblement tenu au niveau de la cour de justice. Durant leur sit-in, les protestataires ont réitéré leur détermination à rester mobilisés et engagés pour l'aboutissement des revendications du mouvement populaire du 22 février dernier.
«Pour une rupture radicale avec le système !», scandaient-ils, réclamant l'avènement d'un nouvel ordre politique qui repose sur l'Etat de droit et la démocratie.
S. A. M.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)