Pour dénoncer cette situation, des comités d'étudiants viennent de monter au créneau pour réclamer une prise en charge urgente de ce phénomène qui gangrène l'UMMTO qui était, il n'y a pas si longtemps, la locomotive de toute la région dans de nombreux domaines.L'insécurité qui prévaut au sein de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou (UMMTO) irrite de plus en plus les étudiants qui se sentent, affirment-ils, menacés au sein de ce lieu censé être celui du savoir. Pour dénoncer cette situation, des comités d'étudiants viennent de monter au créneau pour réclamer une prise en charge urgente de ce phénomène qui gangrène l'UMMTO qui était, il n'y a pas si longtemps, la locomotive de toute la région dans de nombreux domaines.
"L'université qui était un haut lieu de lutte, d'étude et d'émancipation sous toutes ses formes est, aujourd'hui, en raison du désengagement flagrant de l'Etat, un lieu où les affrontements font partie du paysage quotidien et auxquels les étudiants assistent", lit-on dans une déclaration de dénonciation signée par le Comité de la faculté des sciences économiques (Coinseco) pour qui, les étudiants sont désemparés par cet environnement entièrement hostile dans lequel ils évoluent.
"L'UMMTO, qui, jadis, était synonyme de progrès, se retrouve vidée de son essence", a regretté le Coinseco. "Trafic de drogue, violence, agressions constituent le champ lexical utilisé par la communauté universitaire pour parler d'une université aux abois", a encore déploré ce Comité, tout en affirmant que les salles sont investies par des extra-universitaires qui, étrangement, trouvent toutes les facilités d'accéder à l'université.
"Nous sommes arrivés à un point de non-retour, où les pansements ne suffisent plus et où les traitements des symptômes se révèlent être une politique ayant démontré son échec à mettre un terme à cette insécurité", a déploré le Comité de la faculté des sciences économiques qui a même qualifié cette situation de "tragique".
Dans le même sillage, le Comité des étudiants du département anglais ont également dénoncé cet environnement d'insécurité. "Violence, trafic de drogue, agressions, vols, menaces de natures diverses sont devenus le lot quotidien des étudiants", ont-ils dénoncé dans une déclaration.
Pour ces étudiants, l'université ? et plus particulièrement le département anglais censé être un havre de paix ? est réduit à un lieu où il ne fait plus bon de s'attarder en raison de l'insécurité qui y prévaut.
"Au-delà de 14h, ce sont les étudiants et les enseignants, censés être dans leur élément, qui adoptent un profil bas devant les dealers et autres intrus qui, évoluant en terrain conquis, font la loi", relèvent ces étudiants. "Nos salles de cours sont continuellement squattées par des intrus que nous devons presque supplier pour nous laisser étudier.
Les cours en amphithéâtre sont régulièrement perturbés par des intrusions auxquelles s'ajoutent les agressions, les vols de sacs et portables, ainsi que des bagarres à l'arme blanche", ajoute le Comité du département anglais, qui précise que malgré tous les mouvements de protestation organisés par les étudiants dans le but d'alerter les responsables administratifs, la situation ne fait qu'empirer.
D'ailleurs, en signe de protestation, les étudiants du département anglais ont décidé de remettre leurs cartes d'étudiants à l'administration de l'université et de rentrer chez eux pour ne revenir qu'après la satisfaction de leurs revendications.
K. TIGHILT
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila TIGHILT
Source : www.liberte-algerie.com