Les entrepreneurs en BTPH exerçant dans la wilaya de Tizi Ouzou ont tiré la sonnette d'alarme, à l'occasion d'une réunion tenue mercredi 10 février sur les effets désastreux de la crise sanitaire sur leurs activités."Les entreprises en BTPH sont livrées à elles-mêmes, car nous vivons beaucoup de problèmes liés à nos activités, dont le retard dans le payement de nos factures et le manque de projets", a déploré Amer Ouali, président de la fédération des entrepreneurs, créée récemment sous l'égide de l'UGCAA.
Selon lui, toutes les situations financières détenues auprès des APC et les différentes directions de wilaya sont restées pendantes. "Certaines entreprises cumulent même un retard de payement sur cinq chantiers, ce qui impacte directement ces entreprises qui n'arrivent pas à lancer de nouveaux chantiers", a encore expliqué M. Ouali.
"C'est pourquoi nous avons créé cette fédération pour défendre nos droits et à travers laquelle nous portons aussi un projet qui vise à libérer les entreprises de toutes ces entraves et les encourager à travailler", a-t-il expliqué.
En plus de ce problème de payement, celui-ci a également évoqué le manque d'un plan de charge qui fait planer le risque de faillite pour de nombreuses entreprises. "En plus du retard observé dans le payement de nos factures par l'administration, nos entreprises font face à une raréfaction de projets", a soutenu M.Ouali. Et pour appuyer ses dires, il a cité notamment les projets lancés dans le cadre du programme dit "zones d'ombre".
"Le gouvernement vient de lancer des projets dans le cadre des zones d'ombre avec lesquels il y a de quoi assurer aux entreprises de la wilaya des plans de charge. Seulement, nous n'avons jamais entendu parler de ces projets dont 5% ont été déjà consommés", a déploré M. Ouali. "Il y a aussi le cas des projets bloqués au niveau des communes.
Chaque année, les APC reçoivent de l'argent pour des projets, et une grande partie reste bloquée à travers des fiches techniques inscrites et budgétisées mais jamais lancées", a-t-il encore dénoncé, non sans soulever un autre problème : celui des zones d'activités à Tizi Ouzou. "Qu'on donne des lots de terrains aux entrepreneurs qui travaillent.
Nous avons constaté que certains terrains remis depuis des années à des investisseurs ne sont pas encore exploités, ce qui est regrettable", a-t-il déploré, non sans proposer de "donner un nouveau souffle à ces zones d'activité de manière à faire avancer le développement de la région".
K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila TIGHILT
Source : www.liberte-algerie.com