Les travailleurs du secteur des finances renouent avec la protestation en observant, hier encore, une grève dans la wilaya de Tizi Ouzou.En effet, leur précédente action au mois de mars n'ayant pas donné de résultats satisfaisants, le collectif des organisations syndicales des finances, des impôts, du Trésor, des domaines, du cadastre, du contrôle financier et de la conservation financière reviennent à la charge une fois de plus pour étaler leur plateforme de revendications. Cette dernière touche principalement la prise en charge de leurs problèmes socioprofessionnels.
Interrogés sur ce retour à la grève, le secrétaire général du syndicat des travailleurs répond que les travailleurs de leurs secteurs sont «marginalisés» et leurs droits «bafoués».
«Nous travaillons dans un secteur considéré comme la deuxième puissance des rentes du pays après celui du pétrole, et nous voilà les derniers sur tous les plans», indique-il.
Dans leur plateforme de revendications, les grévistes mettent en exergue, entre autres, quatre points fondamentaux qu'ils comptent faire aboutir.
Il s'agit de «l'intégration des corps communs au corps technique», et, à ce titre, le syndicat demande à ce qu'il y ait un seul corps qui rassemble tous les travailleurs, «l'abrogation de l'article de la honte 87 bis de la loi 91/07», et, enfin, «l'alignement des régimes indemnitaires».
Par ailleurs, le point le plus revendiqué par les grévistes est celui de l'augmentation des salaires qu'ils jugent «misérables».
Les employés ont déjà, lors de la précédente grève, émis leurs souhaits pour un salaire convenable. Seulement, quatre mois après, la situation est restée inchangée.
Rencontrés à la direction des impôts, des employés nous ont confié qu'ils sont déçus par le «mutisme» des autorités concernées.'
Ils estiment que, pendant de longues années, ils ont travaillé d'arrache-pied, mais leurs efforts sont loin d'être ompensés.
L'un des employés que nous avons apostrophé témoigne, omme pour appuyer les dires de ses collègues : «Un simple agent touche 15 000 DA. Nous, qui travaillons à la recette, connaissons les montants qui y transitent et lorsqu'on les compare aux maigres salaires que nous touchons, nous nous demandons où va toute cette richesse '»
Enfin, le secrétaire général du syndicat des travailleurs dira que leur mouvement de grève se poursuivra tant qu'ils n'obtiendront pas gain de cause.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Benamer
Source : www.letempsdz.com