Tizi-Ouzou - A la une

Les élus accablent l'administration



Les élus accablent l'administration
Les élus à l'Assemblée populaire de wilaya (APW) ont rappelé tous les projets de développement annoncés par les autorités et qui sont mis aux oubliettes.Les pouvoirs publics et l'administration locale ont subi cette semaine les foudres des élus de l'APW. L'occasion : la tenue d'une session, mardi, consacrée au débat sur la situation des projets structurants dans la wilaya de Tizi Ouzou. Retard dans les programmes de développement, mensonges, fuite en avant, promesses ministérielles non tenues, manque de volonté politique pour booster l'économie locale, ce sont là les mots-clés d'un réquisitoire sans concession bien étayé pour la circonstance qu'ont présenté des élus très remontés contre l'action du gouvernement et ses représentants dans la région.«Nous connaissons tous les projets, mais pas l'état d'avancement des travaux. Le tracé de la pénétrante de Tizi Ouzou à l'autoroute Est-Ouest a été fait sur des bases de Google provoquant aujourd'hui des contraintes monstres sur le terrain, d'où la lenteur des travaux. Beaucoup d'argent a été dépensé inutilement dans des projets que les pouvoirs publics n'arrivent pas à préserver. Nous avons réclamé plus de sécurité devant le campus de Tamda.Un centre de police a été ouvert mais l'activité n'est plus assurée à partir de 16h, sans même effectuer des rotations dans ce village sensible (?). Les pilleurs de sable des ouvrages d'art enjambant l'oued Sebaou sont menacés d'effondrement sans que l'Etat intervienne. Notre wilaya accuse un grand retard dans le développement. C'est le citoyen qui pâtit de ce laisser-aller ambiant», assène Me Nabila Smaïl (FFS).Mme Ould Chikh (FLN) a déploré le blocage de la zone industrielle de Souamaâ. «C'est un projet important à relancer en ces temps de vaches maigres pour créer de l'emploi et booster l'investissement.Le taux de chômage ne cesse de grimper. Nous devons assurer du travail à nos enfants. Nous ne voyons pas où sont les blocages dont parle l'administration. Toutes les contraintes liées aux oppositions sont levées. Des milliards ont été dépensés dans la réfection des trottoirs qui n'auront pas tenu longtemps. Cette contrefaçon doit être verbalisée. Nous demandons au wali d'ouvrir une enquête. Tizi Ouzou n'a pas besoin de carrelage. La plus belle avenue du monde est en bitume.»Projets en souffranceMme Habèche a consacré son intervention à la dégradation avancée des bureaux de poste dont certains, dit-elle, n'ont pas été repeints depuis les années 1980. «De nombreux bureaux de poste assurent un service minimum à travers des fenêtres barreaudées, et ce, pour des raisons d'insécurité. Nous réclamons leur réhabilitation et leur réouverture. Un peu de respect pour nos vieux retraités ! » Une autre élue a soulevé les tracasseries administratives auxquelles font face les chômeurs en quête d'un hypothétique poste d'emploi.Le Dr Msela, président de la commission santé, hygiène et protection de l'environnement de l'APW de Tizi Ouzou, a rappelé les promesses non tenues émises par des ministres en visite dans la région. «Je suis à mon deuxième mandat. Je me souviens de toutes les promesses annonçant en grande pompe des projets qui n'ont jamais été réalisés. Amar Ghoul avait parlé, en 2012, d'une gare de type A.En août 2008, Saïd Barkat, l'ex-ministre de la Santé s'est engagé à clôturer l'hôpital psychiatrique de Oued Aïssi d'où s'évadent des malades mentaux. Il avait aussi annoncé l'inscription d'hôpitaux à Bouzeguène, Timizart. Ce sont des engagements de ministre et, à ce que je sais, cela ne devait pas être de la rigolade. Les citoyens en sont déçus.» M. Daïd (RCD) a insisté, pour sa part, sur la nécessité de réaliser des bassins de décantation, déjà annoncés par les pouvoirs publics depuis 2007, mais dont la réalisation tarde à se concrétiser.Il y a lieu de souligner qu'une quinzaine de communes déversent, quotidiennement, des milliers de mètres cubes d'eaux usées dans les ravins qui se jettent dans le bassin versant de cet ouvrage hydraulique qui alimente les wilayas de Tizi Ouzou, Boumerdès et Alger. Mme Hadid a pointé du doigt le manque de structures de base dans la région des Ouacifs. «Les villages d'Aït Toudert sont en retard de développement.Une école qui devait être livrée en 2010 n'est pas encore terminée, le chantier des 80 logements sociaux lancé en 2010 pour un délai de 24 mois n'est qu'à 15% de réalisation. En 2016, des hameaux de cette région montagneuse aux hivers rigoureux continuent de se chauffer au bois ou à la bonbonne, faute de gaz naturel. On avait également promis, en 2011, une maison de jeunes à Agouni Fourou et un hôpital aux Ouacifs.Où sont les promesses des autorités '» Dans la commune d'Aghribs, c'est le projet d'un centre de regroupement sportif multidisciplinaire des équipes nationales qui traîne depuis 2013. Implanté sur un site de 30 ha, à quelque 800 m d'altitude, au lieudit Tiyouta, ce centre, inscrit au titre du plan quinquennal 2010-2014, est destiné à la préparation et à la formation des équipes nationales dans différentes disciplines sportives, avec une prépondérance pour le football, pratique pour laquelle ont été retenus 4 terrains d'entraînement. Selon les explications fournies par le DJS, avant-hier, ce projet en cours de réalisation a été retardé par des contraintes météorologiques.


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