
En effet, réunis en assemblée générale à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, les éleveurs des wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira, Bordj-Bou-Arréridj, Bejaia et Boumerdès, n'ont pas manqué de crier haut et fort leur inquiétude sur le devenir d'un secteur menacé, selon eux, la gestion bureaucratique aux antipodes des besoins des producteurs et des populations agricoles et en déphasage complet avec la réalité du terrain. « Malgré vos efforts d'encouragement et de développement tous azimuts qu'aucun chef d'Etat n'ose prendre en ces moments de crise dans l'intérêt suprême de son pays, la réalité est tout autre car nos exploitations agricoles et nos fermes sont sinistrées et prises en otage par les barons de l'économie souterraine à travers des voies spéculatives et parasitaires », ont-ils souligné dans une lettre ouverte adressée au président de la République. Cet état de fait a conduit à la cherté des produits de base, notamment l'aliment et le fourrage, qui ont atteint des prix inaccessibles. « L'aliment destiné à la vache laitière et au jeune bovin revient à 4.000 DA le quintal. Une botte de foin est cédée à 1.600 DA ; alors qu'une botte de paille utilisé par le passé comme litière coûte 1.000 DA », a affirmé un agriculteur. Au cours du débat, ils ont été unanimes à relever les conséquences néfastes de cette situation de crise sur les exigences de l'autosuffisance alimentaire. Outre le conclave au niveau de l'ITMAS de Boukhalfa, prévu le 12 mars, une marche est prévue à Tizi Ouzou le 19 mars prochain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hammoutène
Source : www.horizons-dz.com