
Ces derniers ont été pourtant à l'origine de la réussite de l'ensemble des éditions précédentes du même Salon du livre en s'investissant à fond.La huitième édition du salon Djurdjura du livre a été inaugurée hier à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou sur fond de mécontentement et de colère. Et pour cause, tous les éditeurs sis dans les wilayas de Tizi Ouzou et Béjaïa ont décidé individuellement de boycotter cet événement. C'est la première fois qu'on retrouve une telle attitude de la part des éditeurs de la région de Tizi Ouzou et Béjaïa.Ces derniers ont été pourtant à l'origine de la réussite de l'ensemble des éditions précédentes du même Salon du livre en s'investissant à fond. Pourquoi les éditeurs en question ont-ils décidé de ne pas particper à cette activité culturelle et littéraire dédiée au livre' De nombreux directeurs de maisons d'édition de la wilaya de Tizi Ouzou et de Béjaïa, contactés par nos soins hier par téléphone, ont eu du mal à contenir leur colère et leur indignation en réagissant à l'attitude de la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, initiatrice de l'événement.La raison de cette colère, selon nos interlocuteurs, est inhérente à la décision prise par la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou «d'exclure» tous les éditeurs de ces deux régions des espaces d'exposition sis à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri. «Vous pouvez participer au Salon du livre mais vous serez domiciliés à l'annexe de la Maison de la culture à Azazga», nous ont dit les organisateurs. Pour les éditeurs des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa, il s'agit d'une injustice flagrante. «Sur quel critère les organisateurs ont-ils décidé que nous pouvions participer, mais à condition que cela soit à Azazga. A la limite, s'il y a eu un tirage au sort pour choisir, quel éditeur sera à Tizi Ouzou et quel autre sera à Azazga, la mesure aurait peut être été acceptable», nous affirme le directeur d'une grande maison d'édition de livres de Tizi Ouzou. De son côté, Tarik Djerroud, directeur de la maison d'édition Tafat de Béjaïa n'a pas mâché ses mots en se prononçant au sujet de cette affaire car c'en est une. Pour Tarik Djerroud qui est également écrivain, il s'agit d'une maladresse monumentale et inacceptable: «L'activité culturelle a besoin de visibilité. On ne comprend pas sur quelle base les organisateurs ont décidé unilatéralement d'envoyer tous les éditeurs de Béjaïa et Tizi Ouzou à Azazga alors que c'est à Tizi Ouzou qu'il y a plus de visibilité pour une telle activité, puisqu'il s'agit du chef-lieu de wilaya», déplore et dénonce Tarik Djerroud. Tous les éditeurs contactés hier ont eu le même ton concernant cette affaire.L'un d'eux dira: «Nous sommes des acteurs à part entière concernant l'activité du livre tout au long de l'année au niveau local et quand le Salon du livre arrive, nous sommes les premiers et les seuls à en être exclus, c'est une décision absurde et innacceptable.» Parmi les maisons d'édition très dynamiques, qui avaient fait les beaux jours du Salon Djurdjura du livre lors des précédentes éditions et qui s'en trouvent exclues cette fois-ci, on peut citer les Editions Tira, Tafat, El Amel, l'Odyssée, Rich Eslam, La pensée, Le Savoir, Le Terroir, Identité et la liste est encore longue. Notons en outre que la première journée du Salon qui s'est déroulée hier a vu la tenue de la journée-hommage au tout premier romancier algérien d'expression amazighe, Belaïd Ath Ali.De nombreux écrivains ont été conviés hier pour parler de l'oeuvre romanesque de Belaïd Ath Ali à savoir: Saïd Chemakh, Abdennour Abdesselam, Youcef Merahi, Rachid Khetab et Kahina Kaci Ouali. Il y a lieu de souligner en outre que le premier jour du salon Djurdjura du livre, dans sa huitième édition, a été mise à profit pour lancer le concours de la meilleure production littéraire. Il s'agit d'un concours ouvert au grand public, indique-t-on. Le salon Djurdjura du livre de Tizi Ouzou se poursuivra jusqu'au 9 décembre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com