Bien qu'ils n'aient pas encore reçu l'autorisation des autorités locales, les contestataires du FFS tiendront leur meeting à la date prévue «à l'intérieur où à l'extérieur du théâtre communal», avons-nous appris hier de sources internes. La direction accusée d'avoir fait appel à travers le fédéral de Tizi Ouzou aux repris de justice pour empêcher la rencontre a, dans une réaction «officieuse», repris les propos de ses opposants en qualifiant de «baltaguia» les ex-cadres animateurs du mouvement de contestation.
S'indignant que la crise, supposée ou non, qui mine le Front des forces socialistes (FFS) soit «ébruitée» par la presse qui reprend selon eux de façon «unilatérale» les communiqués et autres déclarations des contestataires du parti «loin de toute éthique ou déontologie», des membres de la direction du plus vieux parti d'opposition usent pourtant d'autres canaux de communication «officieux», choisissant leur «presse» et s'exprimant à travers blogs et autres comptes facebook. Les tentatives de les joindre sont vaines, il est inutile de se tromper de cible, alors qu'il est aisé, voire vital, d'adopter une meilleure stratégie de communication.
Parmi les réponses «officieuses» distillées ça et là, la direction contestée du FFS qualifie entre autres Djamel Zenati et Mustapha Bouhadef de «baltaguia», car ayant décidé d'organiser un rassemblement «au nom du FFS». «Mustapha Bouhadef a été exclu du parti en raison des cotisations qu'il n'a pas daigné honorer», accuse-t-on dans la foulée. «On nous parle de gens anonymes alors que les signataires de l'appel au meeting du 12 juillet sont connus et se sont exprimés à visage découvert.
Ils ont même cordialement invité le premier secrétaire Ali Laskri à venir s'exprimer librement lors du meeting populaire», note une source proche des contestataires qui rejettent en bloc les accusations de la direction. «Bouhadef a démissionné pour protester contre le cabinet noir. Qui a financé la campagne en 2005 et l'achat d'un véhicule de marque Skoda ' Est-il malhonnête de demander un audit financier '» interroge encore notre source, tout en faisant remarquer que ni Mustapha Bouchachi,
ni l'actuel chef de groupe parlementaire du FFS, Ahmed Batatache repêché, n'ont jamais été des militants du FFS alors que Djoudi Mameri est conseiller. «Ils (la direction) sont en train d'installer des commissions administratives en prévision du prochain congrès, une sorte de tamis pour écarter davantage de militants et confirmer ainsi la purge qui a déjà commencé»,
précisera encore la même voix qui s'interroge également sur le silence de Laskri, sollicité pour participer au meeting. «Le meeting aura bien lieu soit à l'intérieur du théâtre régional soit sur l'esplanade, même si nous n'avons pas encore reçu l'aval des autorités», explique notre source, précisant que la campagne d'affichage a déjà commencé à Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.letempsdz.com