Après avoir exploré le monde de l'édition en 2013, en éditant son album de caricatures titré "Amicalement votre", suivi de deux BD de sensibilisation en langue arabe, au profit de la direction de la jeunesse et des sports et l'ADE de Tizi Ouzou, Kamel Bentaha s'est, depuis, entièrement consacré à la bande dessinée en tamazight.Caricaturiste et bédéiste autodidacte ayant fait ses premiers traits dans le journal Le Pays (tamurt) en 1994, puis dans le journal Les nouvelles confidences, Kamel Bentaha qui a déjà produit quatre bandes dessinées, entièrement en tamazight, Aezzi Akked Aezzu, en 2015, Aqejmamar, en 2017, Tafghulit, en 2018, Uccen D Umeksa en 2019, revient désormais avec une cinquième production intitulée "Tamacahut Tsekkurt".
En effet, après avoir exploré le monde de l'édition en 2013, en éditant son album de caricatures Amicalement votre, suivi de deux BD de sensibilisation en langue arabe, au profit de la direction de la jeunesse et des sports et l'ADE de Tizi Ouzou, Kamel Bentaha s'est, depuis, entièrement consacré à la bande dessinée en tamazight. "À l'officialisation de tamazight, en 2016, je me suis dit que je suis redevable si je n'utilise pas toutes mes capacités artistiques pour aider ma langue à s'épanouir" a, d'emblée, affirmé Kamel Bentaha. "C'est à partir de cet instant là que j'ai entamé une série de BD en tamazight", a-t-il précisé.
Pour concrétiser son projet, ce bédéiste a surtout puisé ses inspirations dans le patrimoine oral notamment dans les contes anciens ou Timucuha. "Choisir le conte est avant tout un grand hommage à nos mères et grands-mères qui ont su sauvegarder tous ce riche patrimoine culturel immatériel et encore nous bercer durant notre enfance avec ces belles histoires pleines de moralités", nous confie Kamel Bentaha. "Avant, nous étions réunis autour d'un feu de bois pour écouter tous ces beaux contes qui avaient alimenté notre imaginaire, mais actuellement, nous pouvons, à notre tour, les raconter à nos enfants à travers la BD. C'est non seulement une façon artistique de raconter ces histoires, mais aussi une manière de les sauver de la déperdition", a poursuivi Kamel Bentaha.
Selon notre interlocuteur, la bande dessinée est encore une façon plus attractive d'encourager les enfants à la lecture. "Pour nous, les bédéistes, il faut travailler dans la continuité, c'est-à-dire faire des dessins en couleurs et surtout travailler sur des personnages animaliers en ajoutant des bulles avec des petits textes qui attirent les regards. Je pense que c'est la meilleure manière de capter l'enfant et de le ramener à la lecture et surtout, de lui faire aimer sa langue", a-t-il expliqué.
"Mon rêve est de créer un personnage qui reflète mon identité et pour y arriver, je dois réfléchir, dessiner, colorer et écrire en ma langue maternelle", a, en dernier, estimé Kamel Bentaha. Natif du village Cheurfa n'Bahloul, dans la commune d'Azazga à Tizi Ouzou, Kamel Bentaha a été lauréat du prix Jeune talent du concours national de la bande dessinée et du cosplay, lors de la 9e édition du Fibda 2016 à Alger ainsi que du prix de la 1re édition du concours Tiregwa dans le genre littérature jeunesse, en juillet 2020, au Canada.
K. Tighilt
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouceila TIGHILT
Source : www.liberte-algerie.com