
Les habitants du village Mliha, situé à l'extrémité Ouest de la commune de Makouda ont fermé la RN72 reliant le chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou et son versant littoral durant toute la journée. A l'aide de troncs d'ar-bres abattus sur place, de pierres et de pneus brûlés, les populations en colère ont contraint tous les usagers des transports surtout, à rebrousser chemin.Approchés, les jeunes de ce village qui longe les limites des communes de Tizi Ouzou et celles de Boumerdès ont justifié leur action par l'abandon qu'ils ressentaient de la part des élus de la commune de Makouda. L'isolement de cette localité de plusieurs milliers d'habitants est accentué par son éloignement du chef-lieu de cette commune situé entre le chef-lieu et le littoral. Pour ces jeunes en colère, qui ont déjà fermé les routes reliant Makouda à Tigzirt, depuis deux jours, ils affirmaient qu'ils n'entendaient pas laisser tomber leur mouvement jusqu'à l'engagement d'un vrai dialogue avec les pouvoirs publics, les élus locaux essentiellement.En fait, hier sur place, les jeunes énuméraient une longue liste de manques en infrastructures vitales et les moyens d'une vie décente. Pour eux, les élus ne veulent rien entendre depuis plusieurs années. Le village Mliha n'a ni routes dignes de ce nom ni structures de santé ni écoles. La structure la plus proche se situe au village Agouni Bwaklan situé près de la ville d'Attouche, plus important centre urbain de la commune aux cötés du chef-lieu, Makouda.Si les soucis de la commune de Makouda sont liés à la fermeture des routes, ils ne peuvent pas rivaliser avec ceux de la commune de Tizi Ntleta, située à l'autre versant Sud, dans la daïra des Ouadhias. Cette commune souffre depuis quelques jours d'une nouvelle scission entre les élus qui composent la majorité de son assemblée. Dernièrement, quatre élus ont fait faux bond à leur parti; pour rejoindre l'opposition au maire refusant d'avaliser les projets. Le maire, de son côté, justifie ces défections par son refus de céder aux demandes purement personnelles de ces élus réfractaires, considérant que son passage à la tête de cette commune est purement au service des populations.Aussi, à moins d'une année des prochaines élections locales, beaucoup de communes n'ont pas entamé la route vers le développement local. Les fermetures fréquentes des sièges des mairies qui persistent quatre années après les dernières élections est un signe que les choses ne se sont pas améliorées avec les assemblées élues. Les populations ont voté pour des élus qui les ont contraints à la protestation pour qu'elles se fassent entendre. De leur côté, beaucoup de maires trouveront des difficultés à défendre leurs bilans après leur passage à la tête des communes. Pour défendre une autre candidature et une reconduction, c'est une autre histoire qui ne dépend pas de bilans mais surtout de...scrupules.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com