
En fait, à Tizi Ouzou, hier, l'appel à la grève n'était plus dans les discussions. Habitués à l'activité politique intense, les citoyens n'accordaient aucune importance à cet appel anonyme.Les commerçants de la wilaya de Tizi Ouzou ont entamé hier une journée des plus ordinaires. Aucun commerçant n'a baissé rideau. Au deuxième jour de son lancement de la façon la plus anonyme, l'appel à la grève générale des commerçants n'a pas du tout été suivi ni même entendu parmi les commerçants de la wilaya, comme dans les chefs-lieux des communes et des villages.La journée était ordinaire. Les gens vaquaient à leurs affaires le plus normalement du monde. En fait, à Tizi Ouzou, hier, l'appel n'était plus dans les discussions. Habitués à l'activité politique intense, les citoyens n'accordaient aucune importance à cet appel anonyme. Beaucoup préféraient ne pas commenter un évènement sans importance pour leurs affaires quotidiennes. Il faut dire aussi que l'expérience a joué un grand rôle.Nous avons tout de même sondé la situation à plusieurs endroits où le commerce était intense. Au niveau du centre-ville de Tizi Ouzou, les cafés étaient remplis comme à l'accoutumée.Les gens discutaient de tous les sujets. «La grève doit bien avoir des objectifs, sinon à quoi bon fermer sa boutique'»nous répond un commerçant d'habillement situé au centre-ville, sur l'avenue Abane Ramdane. Les gens trouvaient d'ailleurs bizarre de suivre le mot d'ordre d'un appel anonyme. «Je ne suis jamais sur les réseaux sociaux. Ni Facebook ni Twiter ni autre machin. On dit n'importe quoi. Vous voyez bien que l'appel est passé sur Facebook sans aucune source ni crédibilité. Comment voulez-vous que j'arrive le matin devant ma boutique et je me dise que je dois fermer parce qu'un inconnu a appelé à la grève. Soyons sérieux quand même», affirme un autre.Par ailleurs, il est aussi évident que l'intervention de l'association des commerçants de la wilaya à travers les médias a brisé la contenance de l'appel. Le démenti que leur communiqué officiel a infligé à l'appel à la grève était sans appel.A la veille du jour «J», il ne restait aucun commerçant dans la wilaya prêt à suivre le mot d'ordre. Sa rencontre avec les responsables de la wilaya a été décisive pour contrecarrer la rumeur. C'est l'avis aussi d'un restaurateur situé à la Nouvelle-Ville. «Je ne vois pas la nécessité de faire grève du moment que nos revendications ont été satisfaites. Il n'y a pas de raisons qui poussent logiquement un commerçant à faire grève contre ses intérêts qui sont dans l'ouverture de sa boutique. Mais, bon sang! Une boutique est faite pour recevoir des clients.» A voir la réaction à l'appel dans la wilaya de Tizi Ouzou, l'on comprend également que les gens ne sont plus prêts à suivre ce genre d'appels. «Non, mon frère, à présent, je dois savoir qu'est-ce que je gagne en suivant un appel. Je mesure son importance par le gain que je peux faire. Je ne pouvais tout de même pas fermer ma boutique parce qu'un inconnu a appelé à la grève», nous dit un commerçant à Draâ Ben Khedda. «Tout ça n'est que de la rumeur. Et la rumeur n'a d'importance que pour ceux qui la colportent. Imaginez un peu les conséquences de la fermeture d'un commerce durant une journée», ajoute-t-il. Au deuxième jour donc de la nouvelle année, l'activité était des plus normales dans la ville de Tizi Ouzou. Il n'y avait aucun incident à signaler même des plus anodins comme il en arrive tous les jours.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com