Tizi-Ouzou - A la une

Les citoyens scrutent les moindres détails de l'affaire



Les citoyens scrutent les moindres détails de l'affaire
Les réactions et les condamnations d'indignation de la classe politique se poursuivent.Le crime odieux commis sur la personne d'Hervé Gourdel, le guide des montagnes français, continue de provoquer des réactions d'indignation et de condamnation à travers la wilaya de Tizi Ouzou. La société civile, la classe politique, le mouvement associatif se sont levés d'une seule voix pour condamner l'acte barbare commis par un groupe terroriste en Kabylie.Dans un message envoyé à la presse locale, le FLN a, par la voix du mouhafedh Saïd Lakhdari, condamné de la manière la plus ferme, l'assassinat du touriste français Hervé Gourdel. Crime qu'il a qualifié de lâche et d'ignoble. Dans la même optique, le parti, sur instruction du secrétaire général, Amar Saâdani, organise, demain, trois rencontres dans les trois mouhafadhas de Azazga, Draâ El Mizan et Tizi Ouzou. animées par Mustapha Mazouzi. A rappeler par ailleurs, que le FLN se dote de deux autres mouhafadhas à Tizi Ouzou pour permettre à la base de s'élargir et permettre ainsi l'émergence d'une nouvelle élite politique, selon toujours notre interlocuteur, Saïd Lakhdari.Dans la même ambiance de dénonciations et d'indignations, la petite salle de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri abritait, hier dans la matinée, une rencontre programmée par l'Organisation nationale des enfants de moudjahidine de Tizi Ouzou en collaboration avec l'Association pour la promotion de la famille sur la société civile et le développement local.La population condamne l'acte commis sur un étranger. Les discussions tournent encore autour du même sujet. On parle, on condamne, mais on ne veut pas être fataliste. «La région n'a jamais tendu la main au terrorisme et ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va commencer», affirme Saïd, ingénieur en génie civil. Les citoyens ne semblent pas oublier de sitôt ce lâche assassinat. «Pourtant, la Kabylie avec son hospitalité légendaire a toujours aimé recevoir les étrangers. Tous ici recherchent la paix, le calme et la sérénité. Qui voudrait voir son village ou sa région devenir un terrain d'affrontements'» s'interroge un autre jeune dans la région des Ouacifs, directement concernée par l'actualité.Bien que sous le choc, la population locale, fidèle à son caractère légendaire, suit de près l'actualité relative à l'événement dramatique survenu à Tikjda. Les suites de l'assassinat du Français Hervé Gourdel sur les cimes du Djurdjura sont suivies par les citoyens qui veulent connaître la vérité sur les auteurs de ce lâche assassinat. «Chaque matin, j'épluche la presse nationale. Je lis sur Internet toute la presse internationale. Je veux connaître le moindre détail sur l'affaire», assure Amar, commerçant à Boudjima.Les discussions ne suffisent pas. Les populations locales demandent à savoir. «Ça s'est passé à côté de chez moi. Je veux tout savoir. Ce que donne la presse nationale et internationale comme détails n'est pas suffisant. Je fais confiance aux services de sécurité pour apporter les réponses à mes interrogations sur cet acte ignoble» affirme, exigeant, un autre jeune des Ouacifs. Le ratissage et les recherches se poursuivent encore et l'attente des populations locales demeure grande, quant à l'issue de ces opérations. «Je me pose beaucoup de questions. Je rumine mes analyses sur les objectifs de l'acte terroriste et en parallèle, je cherche le moindre détail dans les médias nationaux et internationaux», ajoute Ali, un jeune de la région qui affirme que la vie continue le plus normalement du monde dans la région. Le Parc national du Djurdjura accueille toujours des visiteurs.En effet, dans la région des Ouacifs comme ailleurs, les citoyens suivent de près toute l'actualité liée à l'affaire de l'enlèvement et de la mort du ressortissant français. Mais cela n'a visiblement pas influé sur la vie quotidienne des gens qui poursuivent leur travail de nuit, comme de jour. «Je continue à circuler de nuit guidé par les horaires de mon job. Je n'ai pas peur», assure un autre citoyen qui travaille dans le transport. Il affirme d'ailleurs que les voyageurs n'ont pas changé d'horaires. Bien au contraire, habitués à l'insécurité depuis plusieurs années, les gens n'y pensent même plus.


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