Des habitants de la région de Maâtkas, à 22 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, ont procédé, hier, à la fermeture du chemin de wilaya 128 reliant Boghni à Tizi Ouzou afin de protester contre la persistance de l'indisponibilité de l'eau potable qui perdure depuis plusieurs semaines. Cette action de protestation a été initiée par les habitants du village Tadjdiout. Ce dernier, à l'instar de pas mal d'autres villages de la même commune, mais aussi d'autres localités de la wilaya de Tizi Ouzou, est en train de faire face à une pénurie d'eau potable, somme toute prévisible, compte tenu de la faible pluviométrie de cette année. Dans la même commune (Maâtkas), les habitants du village El Bir, endurent le calvaire à cause du manque d'eau.Dans ce grand village, l'eau n'a pas coulé des robinets depuis plus de deux mois. Il en est de même concernant le village Tadjdiout dont les habitants ont décidé d'interpeller les autorités concernées en barrant carrément le chemin de wilaya 128. Les protestataires ont affirmé que ce n'est guère par gaieté de coeur qu'ils ont décidé de fermer la route en question mais, indiquent-ils, la situation est intenable dans leur village. «Il n'y a même pas d'endroit où nous pourrions nous approvisionner», déplorent les protestataires qui ont indiqué qu'ils ont frappé à toutes les portes avant de décider, comme ultime recours, d'enclencher cette action de protestation radicale, avec l'infini espoir que quelque chose puisse être enfin fait pour étancher leur soif.
La situation n'est guère plus reluisante dans les autres localités de la wilaya de Tizi Ouzou. Avec plus ou moins d'intensité, la crise de l'eau n'épargne aucune des 21 daïras de Tizi Ouzou. Dans la commune de Boudjima, située à 22 kilomètres au nord de Tizi Ouzou, les citoyens ont renoué avec la pénurie d'eau. Pourtant, la crise d'eau avait été réglée de manière palpable depuis quelques années suite aux efforts fournis dans ce sens par le secteur concerné. Mais la faible pluviométrie de cette année semble avoir des conséquences négatives sur l'ensemble des communes. «Nos robinets sont à sec depuis plus de dix jours,» nous confie un habitant au chef-lieu de la commune de Boudjima. La même situation est vécue dans tous les villages de cette commune située à 16 kilomètres de la ville balnéaire de Tigzirt, où la pénurie d'eau bat également son plein et risque même de compromettre la saison estivale.
Le retard dans la mise en service du projet de la nouvelle station de dessalement d'eau n'a fait qu'exacerber la crise. Les premiers à être pénalisés par cette situation, sont les commerçants de la commune de Tigzirt qui attendent tout au long de l'année les trois mois de la saison estivale afin de rentabiliser leur activité commerciale. Le coup d'envoi officiel de la saison estivale sera donné le 1er juillet prochain. Les commerçants de Tigzirt et les autorités locales appréhendent d'ores et déjà les conséquences de la pénurie d'eau qui ne manquera pas d'influer négativement sur l'affluence des estivants vers cette ville côtière. Les établissements hôteliers seront aussi lourdement pénalisés par la pénurie d'eau de cet été.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com