Les 100 locaux commerciaux réalisés au chef-lieu de commune et de daïra, dans le cadre du programme dit du Président de la République "déchu", sont dans un état lamentable. Si certains d'entre eux ont été carrément verrouillés par leurs propriétaires avec des portes blindées, les autres, notamment ceux du rez-de-chaussée sont, tout comme les cages d'escaliers, tout simplement transformés en urinoirs public. D'autres encore ont les rideaux arrachés ou éventrés. Sur les 100 locaux construits, environ une dizaine de bénéficiaires seulement ont lancé leurs activités dans un seul immeuble alors que l'autre est totalement fermé.Ce projet qui date de l'année 2006, semble, à l'instar de ceux construits au village Houra et à Mehagga dans la commune voisine d'Idjeur, voué à l'abandon alors que leur distribution, effectuée en 2013, avait provoqué un tollé général de la part des non bénéficiaires qui ont dénoncé, selon eux, des irrégularités dans la gestion des dossiers. Plus de sept ans après leur attribution, ils sont toujours fermés, abandonnés et sans aucune perspective. Depuis 2016, des ultimatums sont répétitivement lancés aux bénéficiaires les enjoignant d'entamer leurs activités dans les plus brefs délais faute de quoi leurs contrats de location seront résiliés et réattribués à ceux qui ont été écartés, mais sans succès. Cependant, de nombreux jeunes écartés de cette attribution, dont des jeunes filles exerçant des activités artisanales, ont loué chèrement des locaux chez le privé pour pouvoir travailler. Les bénéficiaires, ayant maintenu leurs locaux fermés justifient cette situation par l'absence de sécurité et de commodités, notamment, le manque d'eau, d'électricité et de sanitaires.
D'autres bénéficiaires évoquent plutôt le mauvais emplacement des locaux ou la superficie qui ne conviendrait pas à l'activité prévue. "Nous allons être étouffés par la concurrence. Personne ne viendra acheter chez nous. Il y a également le manque de sécurité, surtout la nuit", s'est plaint un bénéficiaire d'un local pour fruits et légumes qui a refusé d'ouvrir. Ces bénéficiaires pointent du doigt les pouvoirs publics qui n'ont pas accompagné les bénéficiaires de ces centaines de locaux commerciaux réalisés à coups de plusieurs milliards de centimes et qui se sont retrouvés dans un état d'abandon à travers la plupart des communes de la wilaya de Tizi Ouzou.
KAMEL NATH OUKACI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : NATH OUKACI Kamel
Source : www.liberte-algerie.com