A seulement quatre journées de la fin du championnat, le Paradou AC pointe à la deuxième place à une longueur de retard du leader usmiste.?Qui l'eût cru en début de saison, certainement peu de personnes sauf les dirigeants pacistes et le staff technique et notamment Saber Cherif, le coach adjoint qui est dans cette académie depuis une décennie et qui participe à cette fabrique de talents qui produisent un football spectaculaire qui est en train de conquérir tous les puristes.Le Soir d'Algérie : Le PAC est deuxième à un seul point du leader usmiste et il ne reste que quatre journées. Le titre est jouable '
Saber-Cherif Abdelkrim : Bien sûr qu'il est jouable. En effet, il nous reste quatre matchs, deux à domicile et deux à l'extérieur.?Le titre, on y croit par rapport aux déplacements du leader et notamment ce duel entre la JSK et l'USMA à Tizi-Ouzou.?Je pense que le tournant du championnat ce sera ce match contre le MOB à Béjaïa lors de la prochaine journée.
Mais le calendrier vous propose des rencontres contre des formations menacées par la relégation comme l'ASM, le MOB ou l'USMBA et qui vendront chèrement leur peau.
Je l'ai déjà dit plusieurs fois, les rencontres contre les équipes du bas du tableau sont les plus difficiles.?On est en face de formations qui jouent leur survie et c'est dur.?Mais si on arrive à ramener un bon résultat de Béjaïa pendant que l'USMA et la JSK s'affrontent, on pourra dire que le titre est très jouable.
Le PAC n'a pas son propre stade ni un énorme public et, pourtant, il fait un parcours miraculeux de champion.?Comment vous expliquez cette formidable réussite '
Je l'explique par le travail tout simplement. C'est le fruit de dix années de travail intense et sérieux.?Depuis 2007 et jusqu'en 2017 où on avait accédé en Ligue 1, on n'a pas cessé de bosser. La saison dernière, on a terminé à la sixième place et cette saison, on fait mieux inch'Allah, tous nos efforts seront récompensés par un titre. Bon, on n'a pas de nombreux supporters, et c'est dommage.
Justement, il y a ceux qui prétendent que cette absence de supporters est un avantage car il y a moins de pression et les joueurs sont plus libérés '
Mais les supporters et la pression font partie du football.?Je pense qu'il y a de plus en plus de gens qui veulent voir du beau football et qui viennent assister à nos rencontres.?Je crois qu'avec le temps, on est en train de gagner l'estime du public algérien. Il y a eu un moment où on évoluait devant à peine 300 spectateurs et aujourd'hui, il y en a plus de 300, voire 400.?J'espère qu'avec cette belle saison, surtout si elle est ponctuée d'un titre ou d'une place sur le podium, on pourra disputer une compétition africaine, ce qui nous garantirait une plus grande sympathie de la part du peuple algérien.
En plus de pratiquer un beau football, l'académie du PAC est productrice de très bons joueurs dont Atal et Bensebaïni qui sont convoités par de grands clubs européens.
C'est une fierté pour nous dans la mesure où au cours de ces dernières années, aucune équipe algérienne n'a pu former et exporter des joueurs vers l'étranger.
Etes-vous surpris par la réussite d'un Atal à Nice ou d'un Bensebaïni à Rennes '
Non, parce qu'au début des travaux de cette académie, nous savions qu'un jour ou l'autre, ces joueurs parviendraient à atteindre le haut niveau.?D'ailleurs, j'espère que dès la saison prochaine, nous aurons deux ou trois éléments qui iront évoluer à l'étranger.?Ce sera une réussite non seulement pour le Paradou mais aussi pour tout le football algérien.
Mais si vous perdez de bons éléments à l'intersaison, vous serez moins compétitifs si le PAC se qualifie pour une compétition africaine '
Non, ce sera étudié et puis, il y a d'autres talents qui vont accéder en seniors pour éviter ne serait-ce qu'un encombrement au niveau des autres catégories.
Loucif, votre latéral droit, a été impressionnant cette saison à tel point que l'ancien international Merzekane a déclaré qu'il fera mieux que Atal.?Qu'en dites-vous '
Loucif a pratiquement le même profil que Atal. Il a de bonnes courses, une bonne force de pénétration.?C'est un arrière très offensif qui participe aux actions d'attaque. Inch'Allah, avec du travail, il pourra égaler ou faire mieux que Atal.?C'est tout le mal qu'on lui souhaite et ce serait positif pour l'EN.
Pour conclure, vous êtes l'adjoint d'un coach portugais et le Portugal est connu pour aider de grands entraîneurs.?Est-ce que vous apprenez beaucoup avec lui '
Bien sûr. Bon, moi, j'ai également travaillé avec des techniciens algériens qui ont également de bonnes compétences comme par exemple Si Tahar Cherif El Ouazzani.?J'ai également appris aux côtés de Jose Maria, l'Espagnol qui a drivé le PAC et c'est une autre philosophie de travail.?C'est le credo du Paradou d'inciter l'entraîneur-adjoint à assimiler toutes les connaissances pour ensuite en faire bénéficier d'autres techniciens.
Propos recueillis par Hassan Boukacem
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassan Boukacem
Source : www.lesoirdalgerie.com