
Le festival sera l'occasion de diagnostiquer les blocages qui empêchent le produit local de s'insérer dans les circuits commerciaux.La 7ème édition du Festival culturel du tapis d'Aït Hichem débute le 22 octobre. Cette manifestation culturelle très attendue s'étalera sur plusieurs jours qui seront marqués par d'intenses et riches activités culturelles et artistiques. L'animation se tiendra simultanément dans ce mythique village perché sur les cimes du Djurdjura et à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de la ville de Tizi Ouzou jusqu'au 27 octobre.En fait, la tradition de fêter le tapis d'Aït Hichem est ancrée depuis longtemps. Connu au niveau national comme au niveau international, le tapis d'Aït Hichem possède une notoriété incontestable. C'est pourquoi, le programme attendu sera sans nul doute très riche. Il sera marqué par des expositions et des démonstrations de ce savoir-faire présentées par les femmes du village, des jeunes femmes qui s'appuient sur les connaissances des anciennes qui font un travail sans relâche pour la transmission. Le tapis d'Aït Hichem tient ses racines des siècles précédents. Il a traversé les périodes les plus sombres mais il a tenu et a pu rester pérenne. Une transmission qui s'est faite dans la joie comme dans la douleur, grâce aux femmes d'Aït Hichem. Un programme composé donc de nombreuses expositions et de programmes artistiques mais il sera également question de conférences et de communications. Elles seront animées par des connaisseurs, des professeurs mais surtout des économistes qui tenteront de diagnostiquer les raisons de la stagnation du produit local.En fait, il est clair que le festival sera l'occasion justement de diagnostiquer les blocages qui empêchent le produit local de s'insérer dans les circuits commerciaux nationaux et internationaux. Tout d'abord, la participation à l'organisation, de plusieurs directions concernées est un gage des pouvoirs publics de leur intérêt pour les questions qui se posent et qui s'imposent dans le domaine du produit national. Aussi, il est attendu des interventions des conférenciers de la direction du tourisme et de l'artisanat, et de la Chambre de l'artisanat et des métiers de la wilaya de Tizi Ouzou.En effet, cette 7ème édition sera sans conteste un rendez-vous des professionnels du créneau. Des expositions de tapissiers seront sûrement au rendez-vous. Ils viendront de plusieurs wilayas, afin de faire connaître leur savoir-faire. Car, il est incontestable que l'Algérie est un pays riche en matière de fabrication traditionnelle du tapis. C'est pourquoi la participation d'exposants venus d'autres régions et wilayas sera un enrichissement pour le tapis d'Aït Hichem. Leur présence ici à Tizi Ouzou devrait être aussi une occasion pour la réflexion aux meilleures stratégies d'aller vers l'international.Les créneaux comme le tapis ne peuvent à l'évidence se suffire d'un potentiel d'acheteurs nationaux. Aller vers l'international est une condition de survie en ces années où la mondialisation grignote chaque jour des pans entiers du patrimoine mondial. Bien évidemment, aller vers l'international passe inéluctablement par deux pistes qui sont l'encouragement de l'export et le développement du tourisme.Enfin, rappelons que la wilaya de Tizi Ouzou recèle un riche patrimoine culturel qui peut s'avérer d'un grand apport à l'activité économique. Le produit artisanal local est d'une grande variété et d'une richesse incontestable tout comme le produit agricole du terroir. Cette richesse reste pour le moment inexploitée. La preuve en est que le produit local comme la cerise, la figue, l'huile d'olive et bien d'autres sont à l'abandon. Les producteurs ne cessent de lancer des cris de détresse qui demeurent sans écho. Jusqu'à la saison écoulée, la Capnode est restée maître des lieux en dévastant toute la cerisaie de la wilaya.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com