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Le tapis d'Aït Hichem retrouve sa montagne



Le tapis d'Aït Hichem retrouve sa montagne
Tout porte à croire que la fête du tapis d'Aït Hichem retrouvera les cimes du Djurdjura cette année.C'est du moins ce que vient d'annoncer l'Association des femmes tisseuses d'Aït Hichem récemment créée afin de promouvoir cette manifestation traditionnelle. Après plusieurs éditions qui se sont déroulées à Tizi Ouzou, la fête rentre au village bien que beaucoup disent que la fête du tapis d'Aït Hichem n'a rien à voir avec le Festival national du tapis d'Aït Hichem qui se tient à la Maison de la culture.Aussi, pour réussir cette manifestation située à la lisière entre le culturel et l'économique, les femmes tisseuses lancent un appel aux pouvoirs publics afin de les accompagner dans leur oeuvre destinée à pérenniser le tapis d'Aït Hichem, ce métier, tenu depuis des siècles par des femmes qui ont veillé à sa sauvegarde. Pas seulement, elles ont même réussi à construire une notoriété nationale et internationale.Au chapitre du programme, les organisateurs ont mis au point un tableau de bord riche en activités culturelles qui accompagneront les expositions des tapisseuses. Ainsi, le 17 août au matin, l'ouverture se déroulera en présence des autorités locales et des directions concernées par le créneau. Une grande fête est prévue à la place du village Aït Hichem. Les dispositifs comme l'Ansej, l'Anem et la Cnac destinés à l'aide des jeunes à s'insérer dans le monde économique seront de la partie. La fête prendra fin le 21 du même mois avec un grand gala artistique.Par ailleurs, il convient de signaler que les fêtes traditionnelles sont nombreuses en cette période estivale, toutes destinées à la promotion des métiers traditionnels locaux, ces manifestations s'inscrivant désormais dans l'optique économique. Le côté culturel existe toujours mais il se fait de plus en plus dépasser par la nécessité économique. Actuellement à Ath Yenni, la fête du bijou bat son plein. Les exposants sont venus de toute la wilaya afin de faire connaître leur produit.Toutefois, ces manifestations destinées à la promotion de l'artisanat en général doivent constituer une halte pour la réflexion. Ces rencontres doivent être en effet des occasions pour se pencher sur les problèmes rencontrés le long de l'année. Le tapie d'Aït Hichem, même de notoriété international, trouvent ces dernières années des difficultés énormes à s'imposer sur le marché national et encore plus international. La concurrence de l'industrie textile de masse et les marques internationales qui s'imposent désormais sur le marché national sont autant de freins au développement de ces métiers traditionnels.En fait, questionné, un expert des marchés à l'international, présent à Tizi Ouzou, a préconisé qu'une politique de développement globale de ces métiers soit mise sur pied en incitant à la collaboration de tous les acteurs intervenant dans le domaine du tourisme. Les hôtels algériens, précise-t-il, n'ont pas à importer des décorations intérieures mais ils doivent signer des conventions avec les artisans locaux. Les tisseuses d'Aït Hichem à titre d'exemple peuvent vendre leurs produits aux différents sites touristiques algériens. C'est l'image de marque du tourisme algérien qui en sortira gagnante en faisant vivre les artisans nationaux.
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