Tizi-Ouzou - A la une

"Le système est un danger pour le pays et pour le peuple"



Le premier secrétaire national du FFS, Abdelmalek Bouchafa, qui intervenait, hier, lors d'un meeting populaire animé à Tizi Ouzou dans le cadre de la célébration du 53e anniversaire de la fondation de son parti, a estimé que le régime en place n'est pas seulement responsable de la crise que vit l'Algérie mais constitue un danger réel pour le pays et pour le peuple. "L'effondrement des prix du pétrole et du gaz ainsi que celui de la valeur du dinar n'a fait que révéler toute l'étendue de la paralysie du système, son incapacité à gérer les affaires du pays et l'échec de toutes ses politiques adoptées depuis l'Indépendance. Aujourd'hui, tout le monde conclut que le système constitue un réel danger pour le pays et le peuple", a-t-il soutenu. Au moment, a-t-il expliqué, où la situation politique, économique et sociale de l'Algérie fait qu'elle soit déjà à la croisée des chemins, le pouvoir institue une loi de finances faite de hausse d'impôts et de prix et qui ne fera qu'alourdir le fardeau des citoyens qui ont déjà du mal à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires. Une situation d'autant plus aggravée, a-t-il ajouté, par un contexte régional et international porteur de dangers et de menaces, et caractérisée par la multiplication des appétits des forces néocolonialistes qui constituent un danger pour l'Etat national. "Mais au lieu d'opérer les changements profonds que dicte la situation et d'?uvrer à trouver les solutions à la crise, le pouvoir poursuit sa politique de fuite en avant, d'exclusion, de gestion autoritaire et unilatérale de l'Etat et mène des campagnes de propagande pour éloigner l'opinion publique des priorités qui nécessitent le débat et qui doivent faire l'objet d'un consensus entre tous les acteurs politiques, économiques et sociaux", a-t-il déploré. Abdelmalek Bouchafa a soutenu que "seule la reconstruction d'un consensus national est à même de faire sortir le pays de la crise". Pour sa part, Mohand-Amokrane Cherifi, membre de l'instance présidentielle du même parti, a averti que "si le changement garantissant la démocratie et l'Etat de droit n'intervient pas rapidement, radicalement avec l'accord de toutes les parties, pouvoir/opposition, alors il faudra craindre un changement dans la violence et le chaos avec le risque d'intervention de forces internes et externes pour installer durablement un régime autoritaire pour protéger leurs intérêts".Samir LESLOUS
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