Après une série d'actions de protestation organisées depuis le mois de décembre dernier, le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef) est revenu à charge. Et ce, en appelant ses adhérents à une journée de grève suivie d'un sit-in des membres de son conseil de la wilaya de Tizi-Ouzou devant le siège de la Direction de l'éducation, et ce, «afin de satisfaire toutes les revendications formulées lors les assemblées générales», annonce le Syndicat autonome qui insiste toujours «sur l'urgence de l'ouverture du dialogue avec le partenaire social par la tutelle», appelant le premier responsable du secteur «à mettre fin à la politique de la fuite en avant qu'il a adoptée».Dans sa plateforme de revendications, le Satef exige qu'il soit mis fin aux fonctions de la responsable du bureau du cycle primaire «en raison de son incompétence qui conduit à une situation bureaucratique et chaotique des plus intolérables», justifie le Satef qui met en avant d'autres exigences. Celles-ci ont trait à la fixation d'une date pour le versement régulier de la paie et de tous les rappels dans les plus brefs délais, comme prévu lors de la réunion avec le directeur de l'éducation, à mettre fin aux abus dont font preuve certains inspecteurs, chefs d'établissements et gestionnaires, à l'accélération du rythme de l'examen de la question de la valorisation de l'indemnité de l'expérience professionnelle, à l'établissement d'un calendrier d'examen des situations et la remise des documents officiels dans un temps raisonnable, à la facilitation des mutations des travailleurs et l'étude des dossiers y afférents dans la transparence. Une attention particulière doit être portée à la rentrée des travailleurs venant d'autres wilayas, considère le Satef qui demande que des solutions réelles soient apportées à tous les problèmes posés, notamment, celui du logement, de la définition des missions des ouvriers professionnels et la facilitation de leurs permutations ainsi que leurs mutations au niveau wilayal, la levée de l'obligation faite aux superviseurs de l'éducation d'assurer la permanence durant les périodes de congé comme le prévoient les lois en vigueur.
Par ailleurs, le Satef tient à rappeler l'ensemble des revendications exprimées lors du conseil national d'octobre 2021. Celles-ci portent sur l'augmentation de la valeur du point indiciaire minimum à 120 DA, à la hausse des différentes primes et indemnités pour tous les travailleurs du secteur de l'éducation, à la fin de la gestion des écoles primaires par les collectivités locales, à la réhabilitation du mode de retraite proportionnelle et sans condition d'âge, à la régularisation de la situation des enseignants formés après juin 2012, et à l'application du décret présidentiel 266/14. Le syndicat réitère son exigence historique qui porte sur l'urgence de la refonte radicale du système éducatif et le respect des libertés syndicales.
Dans le même ordre d'idées, le Satef considère qu'il est urgent d'accorder le plus grand intérêt à l'enseignement primaire, de réviser la gestion des ?uvres sociales, à l'intégration des corps communs et ouvriers professionnels dans le secteur de l'éducation...
S. A. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A M
Source : www.lesoirdalgerie.com