Depuis plus de deux mois, quatre familles subissent une véritable tourmente émotionnelle et sociale ; 27 personnes, dont une fillette de deux mois et une dame de 85 ans, attendent toujours d'être relogées.
Les familles sinistrées lors des fortes intempéries enregistrées le 9 février dernier et se trouvant actuellement au centre culturel de Draâ Ben-Khedda, à Tizi Ouzou, appellent Abdelaziz Bouteflika à intervenir, afin d'éviter l'engrenage de cette situation. «Si aucun changement ne s'opère durant les 15 prochains jours, nous allons descendre dans la rue et nous fermerons l'autoroute», atteste Mohamed Boukherchouf en précisant qu'un écrit sera affiché dans ce sens durant les jours à venir. «Soit les pouvoirs publics tiennent leur promesse, soit on demande l'asile social», rétorque-il. Les quatre familles, Saâdi, Boukherchoufa, Medane et la famille de la veuve et fille de chahid Fatima Mahmoudi, ne savent plus à quelle porte frapper. D'autant plus que, selon leurs déclarations et les écrits remis à notre rédaction, les autorités publiques leur ont tourné le dos, «à commencer par le chef de daïra qui n'a pas voulu valider un document attestant de notre légitimité pour accéder aux logements sociaux signé par son prédécesseur et le wali qui, avec ou sans rendez-vous, ne se voit pas obligé d'entendre les doléances des citoyens». Ces citoyens, qui se trouvent dans des conditions sanitaires effroyables, sont comptés parmi les personnes prioritaires aux logements sociaux depuis plus de cinq ans, lorsque des inondations ont détruit le 22 septembre 2007 leurs domiciles, «des caves plutôt». «Depuis cette date (le 9 février), nos familles se retrouvent dans la salle des fêtes, où l'humidité affaiblit nos enfants», nous confie l'un des pères de famille. Ces sinistrés, désespérés par l'indifférence des élus, interpellent aujourd'hui le président de la République pour mettre un terme à leur calvaire et pénaliser les personnes responsables de cette condition. Laquelle aurait pu être évitée si le programme du relogement «avait été respecté». En attendant, les habitants de Draâ Ben Khedda se mobilisent pour investir la rue, seul moyen, selon eux, de faire entendre leurs voix et leurs doléances longtemps ignorés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Hasnaoui
Source : www.lnr-dz.com