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Le projet du CET de Messouya au point mort



Le projet du CET de Messouya au point mort
Le blocage du projet a provoqué la prolifération de décharges publiques sauvages.La daïra de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Tizi Ouzou, ne dispose d'aucun site reconnu et contrôlé pour l'enfouissement des déchets ménagers. En effet, depuis la fermeture de la décharge d'Azaghar par les villageois, le nombre de décharges sauvages qui l'ont remplacée, dépasse aujourd'hui, largement la centaine. Les autorités locales des quatre communes de la daïra n'arrivent plus à accorder leurs violons pour une solution idoine à la quantité considérable de déchets produits par quelque soixante villages relevant de toute la daïra.Le projet d'implantation d'un centre d'enfouissement technique (CET) inscrit et projeté à Messouya, dans la commune d'Illoula Oumalou, d'une autorisation-programme de 40 milliards de centimes, a été, lui, aussi bloqué par des villageois. Le centre pourrait créer plusieurs dizaines d'emplois et pourrait même bénéficier d'extensions pour devenir un véritable centre de tri de déchets recyclables, synonyme de création de nouvelles activités et d'emplois, notamment dans le transfert de la matière première et de produits énergétiques. C'est une grosse frustration pour les élus des communes environnantes qui peinent à créer des pôles d'activité et d'emploi pour les fructifier en fiscalité qui viendra combler les énormes déficits en matière de subventions. C'est d'ailleurs à cela que doivent réfléchir les futurs élus communaux, qui devront faire face à l'avenir à la nouvelle politique d'austérité et à la rareté des subventions réduites depuis quelque temps déjà comme elles ne l'ont jamais été. Malheureusement, la construction du CET est aujourd'hui en stand-by car le démarrage du projet a été empêché par l'opposition d'un groupe de villageois, dès les premiers jours de lancement des travaux. Les autorités qui avaient décidé d'entamer coûte que coûte le chantier et d'ignorer les oppositions des citoyens consignées sur le registre de l'enquête car elles considéraient que ces dernières étaient infondées.L'avis favorable pour la réalisation du CET avait alors donné lieu à la notification d'un ordre de service, en bonne et due forme, par les services de la wilaya pour le lancement des travaux mais, dès les premiers coups de pioche, quelques citoyens se sont présentés sur le site pour empêcher l'entreprise chargée de la réalisation du projet de continuer les travaux. Depuis, les tentatives de ramener les opposants à la raison n'ont pas abouti alors que, de leur côté, les pouvoirs publics maintiennent encore le projet en dépit de ce blocage.Il est à noter que cette situation de pollution, qui menace l'environnement, a incité certains villages de Bouzeguène et d'Idjeur à lancer des initiatives louables en matière de gestion et de tri des déchets pour assurer la protection de leur environnement immédiat. C'est ainsi que trois villages ont été primés dans le cadre du prix Rabah-Aïssat du village le plus propre de la wilaya, en l'occurrence Iguersafene (1er prix en 2014), Tazrouts (3e prix en 2015) et Bouaouane (3e prix en 2016) mais cela reste encore insignifiant, eu égard au grand nombre de villages qui peinent à s'organiser de la même manière.Kamel Nath Oukaci
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